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brancusi dans son atelier (source = bozar)

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bien que je n’aie pas encore repris le rythme du blog, je désire tout de même commencer cette nouvelle année par un beau sujet – je l’ai terminée en beauté, en visitant l’exposition consacrée à Constantin Brancusi (qui se prononce brincouch, en fonction des accents dans l’orthographe roumaine) – je vous résume dans les très grandes lignes la vie de ce sculpteur d’exception, qui fut aussi un photographe talentueux (ce résumé est une adaptation d’un texte trouvé sur le site Bozar).

Constantin Brancusi naquit en février 1876 à Hobita en Roumanie, qui a l’époque faisait encore partie de l’empire ottoman. Sa famille étant fort pauvre, il travailla comme berger mais pratiqua aussi d’autres petits emplois de fortune (tonnelier, potier, même teinturier).
Toute sa vie il s’habillera à la manière des paysans roumains ; il aimait aussi chanter des chants folkloriques roumains.

Anecdote = bien qu’il soit très connu en Roumanie, si vous prononcez « Brancusi », on ne vous comprendra pas, car son patronyme se prononce bien différent du français ; la lettre « i » est plutôt un signe que la lettre, il indique une marque pour prononcer le « s », ergo « brincouch » (le « a » comportant un accent modifiant sa prononciation à la française).

Brancusi est arrivé à Paris en 1904, il est alors âgé de 27 ans ; c’est à pied qu’il ralliera la capitale française, à travers l’Autriche et l’Allemagne. Il faillit mourir en cours de route en raison d’une pneumonie.
Ce voyage fait partie paraît-il de la « légende Brancusi ».
Le réalisateur britannique Peter Greenaway (né au pays de Galles) immortalise actuellement  ce voyage « Walking to Paris » - la sortie en salles est prévue pour 2020.

L’atelier du sculpteur sera un lieu de rencontre pour des amis, des collègues, des élèves aussi – comme Erik Satie, Picasso, Louise Bourgeois, Marcel Duchamp, Guillaume Apollinaire, et bien d’autres du monde de l’art au début du 20ème siècle. Le peintre  Fernand Léger figure parmi eux, ainsi que les membres de la communauté roumaine de Paris.
Brancusi passa quelque temps par l’atelier de Rodin, mais il n’y restera que deux mois – selon le sculpteur roumain « à l’ombre des grands arbres, il ne peut pas pousser grand-chose »).

Constantin Brancusi  légua son atelier à la France, en exigeant toutefois qu’il soit conservé dans l’état où il fut légué. Pour le sculpteur, cet atelier était une installation artistique en elle-même, il repositionnait régulièrement ses sculptures dans l’espace. Depuis 1977, il est possible d’en visiter gratuitement la réplique de l'atelierà proximité du centre Pompidou.

L’atelier de sculpture devint aussi un studio de photographie ; ami proche de Man Ray, le sculpteur roumain se passionna pour la photographie, qu’il utilisa comme objet d’étude de son travail, photographiant avec minutie ses propres sculptures. Comme il était soucieux de sa propre image, il se mettait aussi en scène avec beaucoup de soin lorsqu’il se prenait en photo.

Ce que j’ai appris (entre autres) par l’exposition = Constantin Brancusi fut en procès avec la ville de New York. L’une de ses œuvres retint l’attention des douaniers ; en principe dans la loi américaine une œuvre d’art n’est pas sujette aux droits de douane. Hélas les douaniers ne prirent pas en considération les diverses formes d’art contemporain (manque de formation du personnel) et ils conclurent que l’objet appartenait à la catégorie des ustensiles de cuisine et matériels hospitaliers. Ils réclamèrent donc des droits d’entrée à l’artiste. Ce fut le point de départ d’un procès que tout le monde qualifia « d’ubuesque » intenté par le sculpteur à l’état américain.

Pour un article plus détaillé, je vous conseille la chronique sur le blog textes&prétextes (ici).

Si vous désirez découvrir Constantin Brancusi, je vous recommande aussi le livre dans la collection « Découvertes-Gallimard », un condensé de la vie et l’œuvre de ce personnage hors normes, intitulé = Brancusi, l’inventeur de la sculpture moderne. Condensé toutefois bien fait, comme tous les livres de cette collection.

A présent je vous propose une balade à travers les œuvres de Brancusi, telles qu’elles sont exposées – sans explication (et surtout votre indulgence comme toujours est requise vu la pauvre qualité parfois de mes photos).

à tout seigneur tout honneur
ceci a aussi été pris sur le site bozar,
la mienne étant totalement ratée

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quelques dessins et photos

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