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1er livre dans la série « The daughter of Sherlock Holmes mysteries »

Londres début 1914 – Sherlock Holmes est mort, mais le docteur John Watson Sr vit toujours au 221b Baker Street, où son fils le médecin pathologiste John Watson Jr. lui rend visite le plus souvent possible – la brave gouvernante Mrs. Hudson n’est plus mais sa fille, Miss Hudson, la remplace avec efficacité.
Alors que son fils est là, Watson Sr reçoit la visite de Mary Harrelston, une jeune femme qui demande au docteur Watson père de l’aider à comprendre ce qui s’est passé le jour de la mort de son frère.
Pour Scotland Yard l’affaire est simple, Charles Harrelston  miné par les dettes dues à sa passion du jeu, s’est jeté par la fenêtre.

Or cette mort a eu deux témoins, un jardinier myope qui est convaincu que l’homme s’est jeté par la fenêtre. Par contre, une jeune femme et son jeune fils, qui passaient par là, ont une autre version = le jeune garçon dit que l’homme avait l’air de « voler » il battait les bras en tous sens.
L’enfant est moins pris au sérieux par le Yard que le jardinier et compte classer l’affaire comme suicide, aussi Mary Harrelston demande-t-elle l’aide des Watson père et fils car pour elle, malgré les dettes de jeu, son frère n’était pas un homme à se suicider.  Lorsque John Watson sr entend le nom de la passante, il décide immédiatement malgré son grand âge d’aider Miss Harrelston, au moins en questionnant les témoins et le Yard.
Mrs. Joanna Blalock est la belle-fille d’un ancien ministre des finances, toujours très proche de la couronne, ce qui va bien les aider auprès du fils de l’inspecteur Lestrade.

Ce à quoi John Watson sr ne s’atte ndait pas est la ressemblance remarquable du gamin de 8 ans avec son ami décédé.
Car Joanna est effectivement la fille de Sherlock Holmes, le petit garçon étant donc le petit-fils de Holmes qui eut une soirée un peu trop arrosée avec la superbe Irene Adler – LA femme.

Joanna a hérité de la beauté et de l’intelligence de sa mère, mais surtout de l’esprit de déduction et de logique de son père ; ancienne nurse avant  d’épouser le chirurgien qui tomba amoureux d’elle et dont hélas elle est veuve, Joanna Blalock est une avide lectrice de tout ce qui peut scientifiquement lui ouvrir l’esprit, ce qu’approuve d’ailleurs son beau-père, qui ne considère pas – comme il est toujours dans l’air du temps – qu’une femme ne doit s’occuper que de la tenue de sa maison et de l’éducation de ses enfants.

Le lien avec Watson senior = il est le seul témoin de cette aventure d’un soir entre son ami et la jeune femme qui hélas mourut à la naissance ; l’enfant fut adopté par une excellente famille et John Watson est le tuteur et exécuteur testamentaire de l’enfant.

L’affaire qui va les occuper Joanna, Watson et John sera dangereuse et compliquée, leur ennemi étant un certain Christopher Moran – hé oui, le fils de Sebastian Moran, bras droit de l’infâme Moriarty.
Ce Moran fils était lié d’amitié avec trois autres soldats faits prisonniers au cours de la deuxième guerre d’Afghanistan (fin du 19ème siècle) – lorsque ces hommes revinrent en Angleterre, l'un d'eux, Harrelston fut pris par le démon du jeu, et il est évident que Moran a tout fait pour entretenir cette passion.
Le jour où Charles Harrelston lui rendit visite, il a demandé quelque chose à Moran qui l’a immédiatement mené à sa perte.

Pour Lestrade fils, de Scotland Yard, le docteur Christopher Moran est intouchable, car un médecin reconnu et apprécié.
Nos trois limiers amateurs poursuivent toutefois leur enquête et un autre ami faisant partie du quatuor meurt peu après Harrelston, probablement empoisonné mais quasi impossible à prouver.

Comment les Watson sr et jr, et celle qui les dépasse en esprit de déduction, arriveront-ils à prouver la culpabilité de Moran, car il reste encore un ami en vie et selon nos enquêteur.e.s ses jours sont comptés.

Mon avis = positif, et très amusée par cette réunion des « enfants de …. » - les pastiches holmésiens sont nombreux et dans tous les domaines (le jeune Sherlock, le Sherlock marié de Laurie R. King, les nouvelles enquêtes de Sherlock Holmes, etc.) alors pourquoi pas lui donner une fille, qui réunit intelligence et beauté.

Lestrade junior est parfois aussi peu coopératif que son paternel dans le canon holmésien, mais le nom de Sir Blalock a évidemment déverrouillé les portes et il apporte sa collaboration au trio.
Une affaire de meurtre où la cupidité est le moteur principal.

Un sympathique polar historique, bien écrit, dans le style de Conan Doyle ; j’ai parfois eu l’impression d’ailleurs de lire un récit de Doyle tant l’écriture lui ressemble.

Si la série maintient ce style, je serai ravie de lire d’autres histoires de cette série, d’autant plus que cela se lit assez vite.
The game is afoot !
John Watson senior retrouve presque une seconde jeunesse au contact de la fille de son ami, quant à son fils John junior il n’est pas insensible à la beauté de Joanna Blalock, dont l’esprit de déduction et scientifique fait honneur à son père bien que ce dernier ne s’en n’occupa guère.  

Apparemment bon sang ne peut mentir, c’est d’ailleurs la théorie de Watson senior que les enfants héritent des défauts et qualités de leurs géniteurs – tout serait inscrit dans les gènes, le bon comme le mauvais, c’est pour cela – selon la théorie de Watson senior – que Christopher Moran est un cerveau du crime comme son père Sebastian.
Je n’aime pas trop cette théorie, qui était toutefois défendue par l’écrivain Emile Zola, mais si cette théorie était confirmée, je craindrais pour mes enfants et moi. 

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