124817280

unnamed

5bb61b2c2100000001c893f5

coe14

Gros coup de cœur pour ce Midi de la Poésie.

Lorsque je reçus l’avis des Midis de la Poésie concernant cette lecture-spectacle, je savais que je braverais tous les éléments et intempéries automnales pour m’y rendre.  Mais les éléments de ce mardi furent des plus cléments, plein soleil et un ciel aussi lumineux que la jeune femme dont on allait parler – une découverte pour certains, une re-découverte pour moi.

Avec ce temps propice à la balade, c’est dans les « Fragments » poétiques de Marilyn Monroe que nous nous sommes promenés, grâce au magnifique talent de France Bastoen, comédienne et Pietro Pizzuti, comédien et metteur en scène. 

Sans titre 1

Je me souviens fort bien qu’il y a neuf ans, à ma première lecture de « Fragments » l’émotion m’étreignit au point que je voyais devant moi l’actrice, trop tôt disparue.
Un certain Ménandre a écrit quelque part que ceux qui sont aimés des dieux meurent jeunes, pour toujours rester ainsi dans notre souvenir (Ménandre – cet homme hélas a proféré d’autres paroles sur les femmes qui ne sont pas à son honneur)

Depuis je relis souvent des extraits de « Fragments », notamment lorsque j’ai le cœur lourd et je me sens alors consolée par cette jeune femme dont les poèmes, souvent en prose, exprimait si bien certains de mes ressentis.

Icône hollywoodienne qui fuira « Tinseltown » pour New York dans l’espoir de ne pas être surmédiatisée là aussi – hélas elle ne sera pas prise au sérieux là bas non plus – elle qui rêvait d’être une comédienne de théâtre souffrit tellement de trac (vomissements et autres symptômes psychosomatiques) qu’elle était inaudible sur scène.

On se moquait de celle qui se voulait une intellectuelle – et qu’ils le sachent bien, ces moqueurs, qu’elle l’était, elle était passionnée de lecture = sa bibliothèque comportait plus de 400 livres avec des auteurs tels Hemingway, Jack Kerouac, Beckett, pour les contemporains (Dostoïevsky et Walt Whitman, pour les classiques).

marilyn-monroe-photo-awesomepeoplereading-tumblr-com-23-4-14

Après sa mort, des auteur.e.s se sont emparés d’elle et ont écrit soit des essais, soit des biographies romancées – comme Joyce Carol Oates.
Ce sont des extraits de « Blonde » et de « Fragments » que les deux talentueux comédiens ont partagé avec le public.

Ils ont superbement cité des extraits des livres susmentionnés, je regrette toutefois qu’il n’y ait pas eu un chapitre ou un extrait parlant de sa force de caractère face au racisme – elle admirait Ella Fitzgerald et n’hésita pas à défendre la chanteuse = après un de ses récitals, elle avait invité la chanteuse à sa table, au grand déplaisir du patron de la boîte de jazz ; Marilyn Monroe se leva et déclara que si ses ami.e.s n’étaient pas les bienvenu.e.s, elle quitterait la boîte et n’y remettrait jamais les pieds.
Ella Fitzgerald put rester à sa table.

ella-fitzgerald-and-marilyn-monroe

France Bastoen, qui a une voix magnifique aussi pour le chant, a ravi le public avec deux chansons extraites de celles que chantait l’actrice – notamment « River of no return ».

 

74386700_2509170435786480_6822865087989022720_o