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5ème enquête de Genevieve Lenard et son équipe.

Une énorme course contre la montre – pratiquement au propre comme au figuré puisque le psychopathe adore les montres anciennes, et a déjà fortement effrayé Genevieve Lenard en pénétrant secrètement dans son appartement et volant les montres précieuses et très anciennes qu’elle y possédait.
Ce type de situation mettant Lenard dans une situation de grande angoisse, qui jette la jeune femme dans des black-outs complets dus à la forme d’autisme dont elle souffre.
Via ce que l’on nomme le « darknet », l’équipe va tenter de remonter la filière jusqu’à ce Dukwisz de sinistre mémoire, en essayant de le faire sortir de sa tanière grâce à un stratagème impliquant un paiement en montres antiques.
A cette enquête et l’équipe, il faut cette fois ajouter un adolescent souffrant également d’une forme impressionnante d’autisme, raison pour laquelle il s’adresse à elle dans le cadre de cette enquête, elle est la seule à comprendre.  

L’enquête va s’avérer très pénible car bien vite l’équipe d’enquêteurs va mettre à jour des enlèvements de jeunes gens et une chasse  d’un genre particulier impliquant aussi des vols d’organes humains.

Le compagnon de cœur de Genevieve Lenard va  être personnellement menacé par des policiers l’ayant repéré sous l’un de ses déguisements alors qu’il était à la recherche de faux tableaux de Gustave Courbet.

Mon avis = ce thriller est un peu plus court que les autres romans de la série, directement lié à l’enquête précédente – la docteure Lenard et son équipe hétéroclite poursuivent activement la recherche du psychopathe tueur à gages qui a juré sa perte et celle de ceux qu’elle aime.

J’ai été particulièrement intéressée par l’addition du nouveau membre (temporaire ou non l’avenir et les autres enquêtes nous l’apprendront) souffrant d’une autre forme d’autisme avec tous les tocs que cela entraîne pour la personne.
L’autisme et ceux qui en souffrent effraient les gens, ils ne peuvent cacher ce qu’ils pensent, leur potentiel d’intelligence les fait aussi être fréquemment grossiers avec ceux qu’ils jugent inférieurs à eux – comme c’est le cas ici, jusqu’à ce que l’enquêtrice arrive à comprendre sa manière de fonctionner.

La docteure Lenard est une psychologue de haut niveau, spécialisée à détecter les langages non verbaux corporels et  visage, connaître ce que vous ressentez sans l’exprimer, cependant face à cet adolescent qui tente de la bloquer, elle a quelque difficulté.
En dehors de cette jeune femme personnage de  roman et donc ayant des ressources, je réalise à quel point cela doit être pénible pour les parents qui ont un enfant souffrant d’autisme, qui n’ont pas les ressources de ce personnage de roman – tellement peu de structures pour les aider à comprendre et agir. Quel poids cela doit être de ne pas avoir une aide positive et devoir gérer cela.
Comment aussi détecter aussi vite que possible le comportement des troubles de l’autisme ? d’autant plus qu’il y a de nombreuses formes et degrés différents d’autisme. 
Les personnes autistes ont aussi beaucoup de troubles obsessionnels compulsifs, mais presque tout le monde souffre de TOC à des niveaux différents.

L’enquête a attiré mon attention sur ce que l’on nomme le « darknet » - j’avoue être tombée de haut – je sais qu’internet est le lieu où se défoulent tous les tarés, ou frustrés (c’est pareil), mais ce que cet  « internet sombre » implique  m’a tout de même fortement secouée.

Après la clôture de cette enquête, je vais pouvoir poursuivre les enquêtes de Genevieve Lenard avec un peu de temps entre elles à présent – j’avais hâte de connaître les conclusions définitives de l’enquête entamée dans le 4ème opus.
Cette enquête est aussi palpitante qu’angoissante.

le tableau de gustave courbet, faisant l'objet de faux tableaux (dans cette enquête° 

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