Once_Upon_a_Time_in_Hollywood_poster

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Titre français = idem 

Scénario et réalisation de Quentin Tarantino

Hollywood en février 1969 – Rick Dalton, ancienne star du petit écran dans une série western, peine désormais à trouver du travail ; son agent, Schwarz lui conseille de se rendre en Italie, où les spaghetti-western font un tabac et où il aurait toutes ses chances. Pour Dalton, ce serait le comble de la déchéance et il noie de plus en plus son chagrin dans l’alcool, ce qui lui a valu un retrait de permis. Comme chauffeur il a son ami cascadeur Cliff Booth – qui a aussi des difficultés à trouver un travail de cascadeur car la rumeur dit qu’il aurait tué sa femme et a échappé à la justice. Il a aussi tendance à utiliser ses poings lorsqu’il est provoqué. 

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La maison qui jouxte celle de Dalton est occupée par Sharon Tate et son époux Roman Polanski ; un jour Dalton et Booth croisent un certain Charles Manson qui recherche l’ancien propriétaire de la villa des Polanski – l’ami de la maison, Jay Sebring, lui explique que Melcher n’habite plus là.

En allant aux studios pour reprendre Dalton,  Cliff Booth croise la route d’une jeune hippie qu’il reconduit au ranch  Spahn, là même où fut tournée la série qui fit la gloire de Rick Dalton. Booth est inquiet de voir la propriété envahie par un grand nombre de jeunes hippies, surtout des femmes,  qui lui confirment  que George Spahn leur a permis d’y résider. Le ranch servait souvent de toile de fond à des séries western. Booth tient quand même à vérifier si Spahn est d’accord avec cette situation, mais ce dernier est proche du gâtisme et est presque aveugle. Booth préfère s’en aller.
En fait Charles Manson a usé de son « charisme » pour que Spahn leur laisse la propriété afin de s’y installer gratuitement.

Finalement, Sam Wanamaker engage Rick Dalton afin d’être le « méchant » dans une nouvelle série télé, western ; Dalton a tellement bu la veille qu’il arrive à peine à retenir son texte ;  après une crise dans sa caravane, il retourne sur le set et impressionne chacun par sa manière de jouer, prouvant qu’il n’est pas encore totalement « has been ». Finalement il accepte que Schwarz lui trouve un rôle dans un film de Corbucci en Italie – toujours un western !

Six mois plus tard – la jolie Sharon Tate est sur le point d’accoucher, et malheureusement Polanski est en tournage en Europe. Des amis résident avec elle dans la villa.

Rick a dû avouer à Cliff qu’il ne pourra plus le garder à son service, faute de moyens, d’autant plus qu’il est revenu d’Italie avec une superbe épouse italienne. Les deux hommes restent bons amis et le soir de leur retour, qui est aussi une sorte de soirée d’adieu, Cliff Booth va promener son chien Brandy pendant que Dalton sirote des margaritas dans sa piscine.

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C’est alors que surgissent 4 membres de la bande à Manson qui ont décidé d’en découdre avec les bourges qui les incitent à tuer via la télé.

Mon avis = pas mal du tout – moi qui suis très cinéphile, j’ai retrouvé des noms et des tas de clin d’œil et références au cinéma américain des années 1970.

Il y a beaucoup d’humour aussi et j’ai l’impression qu’il y avait une belle complicité entre les deux comédiens principaux = di Caprio/Rick Dalton et Brad Pitt/Cliff Booth.
Margot Robbie est une jolie et émouvante Sharon Tate. Al Pacino, fidèle à lui-même, en agent de vedette, qui tient absolument à le caser dans des films en Italie ; il est amusant dans le rôle.

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Dans le rôle du vieillard exploité par Manson et compagnie on trouve Bruce Dern, ancienne grande vedette de l’écran dans les années 1970. 
Au passage, on reconnaîtra aussi Damian Lewis en Steve McQueen – la série télé dans laquelle Dalton est vedette se réfère d’ailleurs à la série télé qui fit la gloire de mcQueen.
Timothy Olyphant fait aussi une courte apparition en vedette de la nouvelle série dans laquelle Dalton est engagé pour jouer le « méchant ».

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L’histoire, qui se réfère à la tristement célèbre « affaire Manson », n’est finalement pas aussi gore que la plupart des Tarantino, sauf la fin qui est un délire d’humour noir.

J’ai surtout eu l’impression que le réalisateur a eu envie de se faire plaisir avec une touche de nostalgie de cinéphile.

Je sais que pas mal de critiques, tant spectateurs que littéraires, ont dit que Quentin Tarantino avait perdu ce qui a fait sa gloire – c’est possible, mais comme je n’ai pas vu les autres, je ne peux juger. Je sais seulement que je n’ai pas souvent eu envie de voir ses films pour des raisons d’ultra-violence, ce qui ne fut pas vraiment le cas ici. Même s’il y a tout de même des moments inquiétants dus à la « famille Manson ».
Les critiques cinématographiques étaient divisés en deux camps = ceux qui ont trouvé que c’était un magnifique hommage au cinéma, les autres ont qualifié son film de série B du pauvre !

La musique du film est composée de pas mal de chansons des années 1960/1970.

Le film est un peu trop long à mon gré = presque 3 heures, mais bizarrement cela ne m’a pas semblé aussi long, sauf la dernière demi-heure.

Bien que je ne l'aie pas reconnu dans le rôle, Luke Perry fait ici une dernière courte apparition cinématographique avant son décès.

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