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Titre français = Tout est possible

Un documentaire sur l’envie de « faire autre chose », de montrer qu’une autre façon de travailler la terre est possible. Une chronique de 8 années de travail ininterrompu pour rétablir et retrouver un écosystème.

Une fable sur ce qui aurait pu n’être qu’un rêve, mais un rêve devenu réalité – une réalité parfois bien difficile, mais remplie d’apprentissages sur la nature, les animaux, les êtres humains – tous connectés de la meilleure manière possible = connectés entre eux, et pas nécessairement via internet.
C’est une belle fable sur la complexité de la nature, donc de la vie.

Molly est une cheffe renommée, qui avait son heure d’écoute à la télévision, John Chester son mari était réalisateur de documentaires.

Parce que le chien Todd  qu’ils avaient adopté dans un refuge dérangeait leurs voisins par ses aboiements, ils reçurent un avis d’éviction – comme il était exclu qu’ils se débarrassent du chien, ils décidèrent de trouver un lieu où il pourrait vivre sans « déranger » en dehors de la ville. Il se sont dirigés et ont acquis dans Ventura County où, pleins de d’enthousiasme – et une bonne dose de naïveté également – ils acquirent une grande propriété.
C’est là qu’ils construiraient leur rêve = une ferme. Pas n’importe quelle ferme, avec des arbres fruitiers, des légumes, des animaux – tout bio. Il leur faudra alors convaincre les banques de les financer (pas une sinécure) et lançant un appel sur le net, ils reçurent l’aide de tout un groupe de jeunes, aussi motivés qu’eux. Plus l’aide appréciable des deux frères mexicains, habitués à travailler la terre.

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La terre était malheureusement devenue pratiquement de la pierre en raison de la grande sécheresse – le réchauffement climatique n’est pas une illusion !  La nappe aquifère du domaine ne produisait plus rien et pourtant ils étaient bien décidés à aussi rétablir l’étang.
Finalement, devant une tâche énorme, ils firent appel à Alan York, spécialiste en bio-dynamique, qui émit de grandes idées pour leur ferme – qui les aida de ses conseils et visions de ce qui serait réalisable – malheureusement York décéda d’un cancer au cours du tournage, mais il est omniprésent dans les commentaires de John Chester qui raconte leur odyssée en voix off.

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Du sol totalement mort, ils rétablirent l’éco-système, des fruits, des légumes, des poules, une truie (Emma) qui avait tissé une amitié avec « Greasy » le coq rejeté par sa communauté, le retour des abeilles, l’étang et les oiseaux et poissons  – le documentaire est truffé de moments de multiples bonheurs mais aussi de grands découragements car à chaque réussite de la nature  correspondait un « fléau » envoyé par la nature (escargots, pucerons, gopher traduit par « gaufre » au masculin dans le dico - un géomydé - animal traduit inexactement par marmotte dans les sous-titres) et comme ils se refusaient à utiliser les habituels poisons de l’agriculture, ils trouvaient à chaque fois la solution au problème toujours grâce à la nature. 

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J’ai lu quelque part que le commentaire voix-off de John Chester était mélodramatique, hollywoodien, mais enfin que leur faut-il aux critiques cinématographiques ? bien sûr par instants c’est poignant – comment ne pas avoir ce moment de découragement face aux poules croquées par les coyotes ou les oiseaux se précipitant sur les arbres fruitiers ?
Ou la sécheresse qui menace, comme les incendies, ou  le vent ?

Depuis, Todd le chien, leur premier « bébé » comme ils l’appelaient est parti au paradis des chiens, après avoir pu passer une belle vie à l’extérieur, en aboyant tout son saoul s’il le voulait et ayant aussi accueilli le bébé, le fils de ses humains.

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Une petite conclusion toute personnelle = j’ai trouvé que ce documentaire illustrait parfaitement les paroles des écrivains suivants =

Le vrai rêveur est celui qui rêve de l’impossible (Elsa Triolet)

Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais (Oscar Wilde)
Et toujours d’Oscar Wilde = Il faut toujours viser la lune, car en cas d’échec on atterrit dans les étoiles 

 

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Le site de l'Apricot Lane Farms ici