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Scénario de Sameh Zoabi & Dan Kleinman

« Tel Aviv on fire » est le titre d’une sitcom où travaille Salam, jeune trentenaire, un peu loser, qui a été engagé grâce à son oncle afin d’aider la vedette féminine principale et française, Tala, à prononcer correctement les mots en langue israélienne et/ou arabe. Il vit à Jerusalem, mais il est palestinien.
Le sujet de la sitcom est simple = l’action se situe avant la guerre des six jours, la vedette féminine est une espionne israélienne, amoureuse d’un militant qui veut qu’elle subtilise les plans que détient un général israélien.

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Chaque jour, Salam doit passer par le poste-frontière à Ramallah pour se rendre à son travail. Un jour, il est arrêté pour avoir prononcé le mot « bombe » à l’un des militaires qui gardent le poste-frontière – dans le sens de « bombe » pour une belle femme, mais il y a des mots qu’il vaut mieux ne pas prononcer -  Assi, l’officier israélien dont l’épouse est très fan de la série l’arrête ; pour se tirer d’embarras, Salam se présente comme le scénariste de la série et immédiatement Assi a son mot à dire = il exige un mariage à la fin de la série. Salam est bien embêté car son mensonge se retourne contre lui, heureusement il parvient à amadouer l’officier. Salam commence donc à faire quelques suggestions pendant le tournage et on finit par les considérer comme des idées possibles.

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Le jeune homme essaie aussi de renouer avec Mariam, travaillant dans un hôpital et considérant Salam comme un loser, justement, incapable de rester en place et de faire quelque chose d’intelligent, jusqu’à ce qu’elle réalise qu’il utilise certains détails de leur relation passée, ce qui finit par lui plaire. De plus, il écoute régulièrement les conversations autour de lui, au café, et cela lui permet d’introduire des phrases qui intéressent le public. 

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Les choses vont moins bien se passer lorsqu’Assi réalise qu’on ne s’achemine pas vraiment vers un happy end comme il l’a décidé et conserve la carte d’identité de Salam, qui du coup ne peut plus retourner chez lui.

Parviendra-t-il à arranger la fin de la série au gré de chacun ? parviendra-t-il à reconquérir Mariam ? et y aura-t-il une deuxième saison de la série ? La suite à l’écran.

Mon avis = amusante petite comédie douce-amère, sans prétention, sauf celle de tenter de réconcilier Arabes et Juifs – je ne suis pas certaines que le réalisateur parviendra à capter l’intérêt des politiciens, car la réconciliation, si réconciliation il y a un jour (ce dont je doute) dépend des politiciens et on sait tous que ces gens sont des incompétents, incapables de réfléchir intelligemment.

Le film se voudrait mais n’est pas un pamphlet politique, mais il y a  toutefois quelques petites touches qui montrent la pénible situation que vivent les Palestiniens = retrait de carte d’identité, files interminables pour passer la frontière et se rendre à son travail, et aussi l’immense mur qui sépare les territoires.
La situation géo-politique et les rivalités nationalistes deviennent des rivalités au niveau du scénario, mais est ce que cela pourrait avancer quelque chose, j’en doute.

Je n’avais aucune idée de ce qu’était le film jusqu’à ce que mon amie me le propose, et j’ai été agréablement surprise. On ne rit pas à gorge déployée, loin s’en faut, mais on sourit pratiquement tout le temps.

Salam est joué par Kais Nashef, qui fait un bon travail dans ce jeune un peu ahuri, qui veut faire autre chose qu’apporter le café et qui va, finalement, se montrer plus débrouillard qu’on ne le pensait. La belle Tala, vedette de la série, est journée par notre  Lubna Azabal ;  Yaniv Biton joue Assi, le militaire qui se prend pour un scénariste désormais mais qui est parfois beaucoup moins aimable qu’il n’en a l’air, il deviendrait même menaçant si Salam ne lui obéit pas.
La jolie Mariam est interprétée par Maisa Abd Elhadi. Ceux-ci sont les interprètes principaux, mais la distribution est plus importante.
Le réalisateur Sameh Zoabi est palestinien de nationalité israélienne.