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Titre français = Les Filles de Cain 

11ème enquête de l’inspecteur en chef Morse et le sergent Lewis

Sur le bureau de l’inspecteur en chef Morse atterrit  le dossier commencé par un collègue, dont la femme est gravement malade, donc il ne peut se concentrer là-dessus. Généralement ce genre de reprise d’un dossier ne plaît guère à Morse, Lewis le taquine gentiment à ce sujet.
Ce n’est pas faux d’ailleurs car en reprenant l’enquête, Morse et Lewis ne trouvent pas plus d’indices que leur collègue.
L’homme assassiné d’un coup de couteau était un ancien professeur d’Oxford, habitant encore sur les lieux – il était chargé de surveiller les étudiants vivant au même étage que lui.
Dans la chambre de l’ancien professeur, aucun papier, rien qui ne puisse mettre Morse et Lewis sur la voie, sauf peut-être la lettre « K » dans le carnet d’adresses du mort.
Même autour d’une bonne pinte (jus d’orange pour Lewis, c’est lui qui conduit !) l’affaire paraît être arrivée au point mort. En accord avec le superintendent Strange, les enquêteurs seraient presque tentés de classer l’affaire comme non résolue, sans suite.

Sauf que le suicide d’un jeune étudiant met la puce à l’oreille de Morse. Ce jeune homme s’est jeté par la fenêtre, au même étage que l’ancien maître de conférences – quel serait le lien ? peut-être « Kay » justement, qui s’avère être une jeune prostituée ayant d’ailleurs un autre étudiant parmi ses clients et le prof était aussi amoureux d'elle et payait ses services.
Assez curieusement, ce crime du professeur d’Oxford va conduire les enquêteurs vers un homme, le dealer des drogues aux étudiants, renvoyé par le prof, mais n’ayant pas cessé ses activités illicites, le professeur avait menacé de le dénoncer à la police – il lui avait procuré une bonne référence pour devenir surveillant dans un petit musée local, alors s’il veut garder ce poste …. À lui de choisir.
Pour Morse et Lewis il ne fait aucun doute que c’est ce détestable Ted Brooks qui a tué le professeur.
L’homme a disparu, son vélo a disparu, l’arme du crime a disparu, selon les enquêteurs cela a dû se retrouver dans le canal d’Oxford – mais en interrogeant l’épouse de Brooks, elle avoue avoir à la demande de son mari fait disparaître les vêtements qu’il portait le soir de l’assassinat. C’est donc bien lui ! L'homme était un tyran domestique, une vraie brute, il est évident que sa femme avait peur de lui.

Si seulement c’était aussi facile, la recherche de l’homme s’avère fastidieuse – entrent en scène la jeune prostituée (toujours elle !) mais aussi la patronne de l’épouse,  une jeune femme professeure dans un lycée. Mrs. Brooks est femme de ménage chez elle. Les enquêteurs commencent à se focaliser sur les 3 femmes.

Mon avis = une bonne enquête, un peu longue peut-être avant de vraiment démarrer, mais l’interaction Morse-Lewis fonctionne bien – le sergent Lewis est inquiet pour la santé de son supérieur, qui ne va vraiment pas bien du tout. Il a dû appeler un médecin en urgence, en cours d’enquête, et voilà Morse à l’hôpital pour un bilan, qui ne s’avère pas positif du tout si l’inspecteur en chef ne change pas ses mauvaises habitudes = fumer comme un pompier, boire comme un trou, et pratiquement ne se nourrir que de bières fortes mais nourrissantes (c’est lui qui le dit).
Avec ce bilan médical, on s’achemine doucement vers la fin de la série, puisque le diagnostic posé par les médecins risque de coûter la vie à Morse.

Par ailleurs, j’ai bien aimé que Morse soit un peu plus positif à l’égard de son sergent que généralement il rembarre sans ménagement.

Beaucoup d’indices, mais pas nécessairement tous valables, quelques suspects mais pas trop nombreux,  autant l’avouer tout de suite, nos enquêteurs tournent un peu en rond. L’impression aussi qu’à chaque fois qu’ils pensent avoir enfin trouvé la bonne piste, un événement leur donne tort. Décidément le métier de policier est très frustrant.

Il y avait longtemps que je n’avais plus lu un polar de Colin Dexter et j’ai été contente de retrouver Morse et Lewis, ce dernier un peu moins souffre-douleur, mais devant toujours payer les pintes de son patron.
Toujours intéressant à lire, les livres de Colin Dexter emmènent les lecteurs dans les rues d’Oxford et dans les collèges de l’université.