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Titre original japonais = Naname Yashiki no hanzai

Au nord de l’île d’Hokkaido – fin décembre 1983. Le magnat Kozaburo Hamamoto invite quelques personnes dans son excentrique manoir « Ice Floe Mansion » (le manoir de la banquise), afin de fêter noel et la fin de l’année.  
Cette maison est construite étrangement, en haut d’une falaise et quelque peu en pente ; tout juste à côté de la maison se trouve une tour, tout aussi penchée, comme la tour de Pise. C’est tout en haut de cette tour que se trouve la chambre à coucher du maître de maison, véritable nid d’aigle où l’on  accède par un pont levis, fermé la nuit.  

Pour la semaine de fête, il y a parmi les invités, l’associé d’Hamamoto,  avec sa secrétaire et maîtresse, ainsi que son chauffeur ; sont aussi invités un directeur travaillant pour l’associé avec son épouse ; 3 jeunes étudiants, dont son petit-neveu, et aussi son majordome et la gouvernante du manoir, épouse du majordome. Sa fille Eiko, très imbue de sa personne et de ses privilèges, lui sert d’hôtesse.
Tout se passe relativement normalement durant le dîner du soir avant noel jusqu’à l’heure du coucher.
Là les choses vont se gâter = Kumi, la maîtresse et néanmoins secrétaire  de l’associé ne trouve pas le sommeil dans cette maison toute de travers, avec le blizzard qui hurle à l’extérieur.
La jeune femme est dérangée par d’étranges bruits provenant d’au-dessus de sa chambre (toit plat) et lorsqu’elle regarde par la fenêtre, un horrible visage marqué de coups (ou cicatrices) la regarde en ricanant. Hurlement de la belle, la fille du boss se réveille et n’est que trop contente de la secouer pour qu’elle se calme, et tout le monde est d’accord pour affirmer que la jeune femme a probablement fait un cauchemar et ce malgré ses dénégations, elle confirme avoir aussi entendu un cri affreux, que d’autres pensent avoir entendu mais sans certitude.

Le matin, au moment du petit déjeuner, le chauffeur de l’associé ne paraît pas, et pour cause, il est raide mort, un couteau planté dans le cœur, le cadavre ayant une pose étrange. Pour comble de mystère, la chambre dans laquelle il dormait était fermée à clé de l’intérieur. Il a fallu pratiquement cassé la porte pour l’ouvrir et la fenêtre était tout aussi inaccessible car un grillage ne donnait pas accès à la fermeture. 

La police du village et de Tokyo sont appelées sur les lieux, l’enquête va s’avérer compliquée, on retrouve une grande poupée de la collection du maître en morceaux dans la neige – pour changer les idées de ses hôtes, le maître de maison leur montre son « musée » personnel, une pièce remplie de beaux objets mais aussi de poupées anciennes, dont une rapportée de Prague, qu’on surnommait Golem. Kumi reconnaît le masque qui l’a effrayée.
Les policiers se proposent de passer la nuit au manoir, afin de rassurer tout le monde, le blizzard souffle trop et la route de la falaise est impraticable. L’inspecteur en chef Ishikoshi est invité par le maître de maison de partager sa chambre dans la tour et la présence du chef et ses assistants semble rassurer les hôtes qui regagnent leur chambre pour la nuit.

Cela ne va pas empêcher un deuxième crime, cette fois c’est le « sugar daddy » de Kumi qui a un couteau planté dans le dos, l’associé du patron ne semble même pas avoir été dérangé dans son sommeil, malgré le mobilier dérangé.
Et encore une fois, la chambre était close de l’intérieur, pas de fenêtre et une porte qu’il a pratiquement fallu casser pour pénétrer dans la pièce.
L’inspecteur en chef ne sait plus que dire, que faire et part pour discuter avec le superintendent à Tokyo.

Qui lui envoie l’as des as, astrologue, devin, mais aussi détective privé hors pair, il a résolu à lui seul un crime non résolu depuis très longtemps. Le célèbre Kiyoshi Mitarai est peut-être talentueux mais sa manière de se présenter tape immédiatement sur les nerfs des assistants de l’inspecteur en chef, qui tente de faire contre mauvaise fortune bon cœur, mais qui se demande aussi comment ce clown va résoudre l’affaire.
L’homme est arrogant, totalement imbu de lui-même, et semble se moquer de tout le monde. Il dit connaître l'assassin, qui comme on s'en doute est toujours dans la maison.

Mon avis = un relativement bon polar, qui m’a fait penser quelque peu à un hommage à Agatha Christie, ne fut-ce que déjà par le titre, seulement j’ai trouvé que cela tournait fort en rond. 

Quant à celui qui va résoudre l’affaire, le « fameux » Mitarai, il n’apparaît qu’aux trois-quarts du roman, et alors tout se précipite. C’est  quelque peu fastidieux et j’ai presque envie de dire = tout ça pour ça !

Quant aux personnages, je n’en ai pas trouvé un qui soit sympathique. Par contre, même si cette maison biscornue ne m'a guère enthousiasmée, j'ai apprécié les descriptions de paysages, malgré l'hiver et le blizzard. 

Ceci dit, l’intrigue est bonne pour qui aime, comme moi, les mystères de chambre close, ici on en a 3 pour le même prix.

Il paraît que les lecteurs ont tous les éléments en main pour résoudre l’affaire eux-mêmes et trouver le coupable, je reconnais que ce ne fut nullement mon cas, l’auteur nous envoie balader dans diverses directions d’une maison vraiment très compliquée. J’ai dû régulièrement regarder le plan dessiné au début du roman, histoire de m’y retrouver dans les nombreuses pièces, les couloirs et le peu d’escaliers pour aller d’un coin à l’autre.

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