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Scénario d’Olivier Masset-Depasse, d’après le roman de Barbara Abel (Derrière la haine) 

Deux familles, unies comme les doigts de la main, chacune avec un enfant, qui sont les meilleurs amis du monde.  Cela commence par une fête, jusqu’à l’accident qui ôte la vie à Maxime, l’enfant de Céline et Damien.

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Après  cela plus rien ne sera pareil, que ce soit dans les couples, ou dans les amitiés – chez Alice, l’amie de Céline, la mère de Théo, l’ami de Maxime, la paranoïa s’installe peu à peu ; elle est convaincue que Céline va se venger sur sa famille de la mort de l’enfant. Il est vrai qu’Alice a un passé de culpabilité, pour lequel son mari a souhaité qu’elle consulte un psy. Ce qu’elle fit.

Cette fois encore, Simon va lui dire de consulter car il ne comprend rien à ce qu’elle lui raconte sur les soi-disant incidents. Car des incidents se produisent effetivement.

Mon avis = on a parlé d’un hommage belge à Hitchcock, c’est exact = l’ombre du maître du suspense règne en maître sur cet excellent thriller.
Le malaise s’installe peu à peu chez le spectateur en même temps que les soupçons d’Alice, seule contre tous. A-t-elle raison ? A-t-elle tort ?
se laisse-t-elle entraîner par une imagination trop fertile, face à Céline tellement désemparée ? Tout a l'air si lisse, trop lisse.

On a dit que l’histoire manquait de subtilité … je me demande parfois ce qu’il leur faut aux critiques de cinéma.

Les actrices Veerle Baetens (Alice) et Anne Coesens (Céline) sont formidables dans leur rôle respectif.
Les maris sont joués par Medhi Nebbou (Simon, le mari d’Alice, père de Théo) et Arieh Worthalter (Damien, mari de Céline et père de Maxime, l’enfant mort).
Mais face à leurs épouses, enfoncées chacune dans leur chagrin et leur paranoïa respectives, j’ai trouvé qu’ils ne faisaient pas le poids.

Le réalisateur a situé l’histoire dans les années 1960, et costumes et décors sont impeccables.

Dans ce presque huis-clos, on étouffe, comme les protagonistes de l’histoire. Bien que je me sois attendue  à des rebondissements, j’ai été bluffée par le coup de théâtre final. Vivement recommandé, mais âmes sensibles soyez prévenues = ce n’est pas du grand guignol, mais c’est un fameux suspense psychologique.