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LE MYSTERE HENRI PICK – de Rémi Bezanson – avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Izaas, Bastien Bouillon  – scénario de rémi Bezanson & Vanessa Portal, d’après le roman de David Foenkinos
Lors d’un court séjour en Bretagne, Daphné Despéro, jeune éditrice, découvre une bibliothèque « des manuscrits non publiés » - elle y découvre un roman qui la bouleverse et elle décide de le publier.
A partir de là s’enchaîne une aventure imprévue = Jean-Michel Rouche, au cours de son émission télévisée demande à l’épouse d’Henri Pick,  l’auteur décédé, qui était pizzaiolo, si elle pense que réellement son mari aurait pu écrire un tel roman. La dame se vexe, le public qui a adoré le roman se vexe, la maison d’édition se vexe.
Bref, le seul qui a vexé tout le monde, Rouche, ayant du coup perdu son émission (donc son job) et sa femme ayant décidé de divorcer, décide de découvrir le véritable auteur du roman. La fille d’Henri Pick, qui tient à protéger sa mère, va mener l’enquête avec lui car elle tient à la réputation de son père et ne fait nulle confiance à Rouche.

Mon avis = léger et court « vêtu » un film qui aurait été parfait pour la télévision mais qui se traîne sur grand écran. Je reconnais que je me suis amusée malgré tout car Fabrice Luchini étant Luchini, j’aime beaucoup cet acteur et j’ai passé un bon moment en sa compagnie, mais trop long comme je l’ai dit. Moi qui adore la Bretagne, je n’ai hélas pas eu l’occasion d’en voir beaucoup de beaux coins.
Je vais à présent lire le livre de Foenkinos qui est dans ma pal, et qui – paraît-il – est bien meilleur. Qui lira verra.

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Stan-and-Ollie

STAN & OLLIE de Jon S. Baird – avec Steve Coogan, John C. Reilly, Nina Aranda, Shirley Henderson, Danny Houston, Rufus Jones – scénario de Jeff Pope – cinématographie Laurie Rose
En 1937, en raison de ses désaccords avec leur producteur, Stan Laurel refuse de renouveler son contrat avec Hal Roach et malgré les conseils de son ami et complice Oliver Hardy, s’obstine. Malheureusement, Hardy n’a pas les moyens de rompre son contrat avec Roach et doit encore tourner un film avec lui. Cela va peser lourd sur le cœur de Stan Laurel qui se considère comme trahi.

En 1953, le duo semble bien oublié aux Etats-Unis, ils n’ont plus guère de succès. Leur nouveau producteur leur propose une tournée en Angleterre et Irlande – avec l’argent remporté, il sera peut-être possible d’obtenir les subsides afin de financer la version comique de « Robin Hood » que l’infatigable Laurel a écrit.
Les premières salles ne sont pas exactement combles – d’ailleurs leur nouveau producteur a la bouche pleine de Norman Wisdom, vedette comique montante en Angleterre.
Pourtant petit à petit, avec quelques publicités organisées par Delfont, la présence des deux comédiens se propage et les salles commencent à se remplir.
Heureusement, de cette manière, notre duo pourra accueillir leurs épouses respectives dans de meilleures conditions. Elles ne sont pas particulièrement faciles ces deux dames – elles veillent farouchement sur leur petit mari, et s’envoient mutuellement quelques rosseries bien senties.

Pendant les jours de repos, Stan Laurel tente d’obtenir le producteur du futur « Robin Hood » au téléphone, puis en désespoir de cause, va jusqu’au bureau où il comprend que ledit futur producteur, c’est du passé.
Le ressentiment, la frustration  qu’éprouve Laurel va dégénérer en une dispute où des paroles amères vont être échangées – leur amitié ne semble pas avoir résisté aux mots échangés. A Worthing, lors d’un concours de beauté, Oliver Hardy a une crise cardiaque et doit être remplacé.
Bien qu’Ollie et son épouse décident de retourner aux Etats-Unis, le duo se réconcilie – les performances en Irlande sont un succès phénoménal et Stan & Ollie peuvent se retirer la tête haute.

Mon avis = excellent – je n’avais pas vraiment envie de voir le biopic, me souvenant que petite fille, je n’appréciais guère le duo comique. Mais une amie ayant entendu beaucoup de bien de ce film, je me suis laissée tenter et je ne le regrette pas une seule seconde. C’était formidable.
Non seulement l’interprétation mais aussi la cinématographie (photo) les décors et costumes – il règne un air de nostalgie sur le film, favorisé par la couleur sepia de la pellicule.

Steve Coogan (Stanley Laurel) et John C. Reilly (Oliver Hardy) se sont glissés dans la peau des deux personnages comme s’ils étaient eux depuis toujours (mon impression =^-^=)

Les deux épouses de ces messieurs interprétées par Shirley Henderson et Nina Arianda sont très bien aussi dans le rôle assez ingrat de ces dames qui râlent sur tout, surtout sur l’autre partie du binôme qui n’est pas leur compagnon.
Elles veillent sur leur mari comme des tigresses.

J’ai trouvé cette histoire d’une fin artistique réellement émouvante, je suis sortie la gorge serrée.

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