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Deuxième volume de la trilogie « The Justar Journal »

Lorsque l’AOI, la police gouvernementale de l’Aylantik, cette société qui se veut parfaite à condition que le peuple se taise, a fait une descente mortelle sur le dernier bibliothécaire pendant que lui, son fils et ses amis tentaient de sauver un certain nombre de livres considérés comme les plus importants à lire, Runit a perdu la vie dans l’aventure, son fils et Chelle la sœur de son meilleur ami, ont été arrêtés.
Heureusement pour eux, le chef de l’AOI, celui que l’on destinait à être le nouveau  président, s’est avéré un excellent ami des rebelles – il a sauvé Grandyn Happerman et Chelle Andreas.

Cette dernière a rejoint les rebelles et Grandyn a mis toutes ses ressources de « TreeRunner » afin d’échapper à l’un des deux magnats richissimes qui vent sa mort.
Un « TreeRunner »  est l’équivalent des scouts, mais en plus approfondi = dès leur plus jeune âge, ils apprennent à courir aussi vite et silencieusement que le vent, ils savent comment survivre dans la forêt, construire une cabane, reconnaître les baies et racines leur permettant de manger, etc.
Depuis trois ans, Grandyn se cache, échappant sans cesse à la vigilance non seulement des hommes entraînés à tuer, mais aussi à toutes les petites nouveautés technologiques pouvant le retrouver.

En fait, les jeunes « TreeRunners » prêtent  serment de toujours se défendre les uns les autres, aussi quelques uns d’entre eux ont été choisis pour leur ressemblance physique avec Grandyn, et avec leurs identités modifiées – hélas, à chaque fois que l’AOI pense avoir découvert Grandyn, elle le tue, ainsi 8 jeunes ont déjà perdu la vie par fidélité à leur ami, à leur serment.

Grandyn Happerman a rencontré Munna, la très vieille dame, qui ne veut pas la guerre, qui pense comme Gandhi que la non-violence est la réponse la plus adéquate aux menaces de guerre. Par contre le magnat qui aide la résistance est favorable à la guerre, son nemesis par contre veut l’éviter – en fait ces deux-là mènent une lutte pour le pouvoir avec tous les moyens technologiques possibles.
L’ancien chef de l’AOI, qui a caché son jeu pendant de longues années, est désormais enfermé dans une prison de haute sécurité, mais l’homme a des ressources qu’il compte bien utiliser avec l’aide d’un certain Terik.

Il ne faut surtout pas que le jeune Happerman soit tué, car en réalité c’est lui qui détient la « clé » qui se trouve dans huit des livres sauvés, une « clé » pour découvrir les phrases des prophéties.

D’autant plus qu’un autre homme richissime, un électron libre, mais tout aussi avide de pouvoir et surtout d’argent, jouant sur tous les tableaux, a créé son cercle d’humains implantés, mais aussi des androïdes tellement bien faits qu’on les croirait humains.

Mon avis = pas très positif,  c’est une déception pour moi après la passionnante aventure du sauvetage des livres du dernier bibliothécaire, père du jeune homme en fuite.

Alors que le livre précédent était un bon suspense, un beau sujet = sauver une bibliothèque ou du moins une partie de ses livres les plus importants, ici on se retrouve au milieu de l’histoire avec un bla-bla-bla new age absolument insupportable. Ça se traîne pendant plusieurs courts chapitres, à propos de « prophéties » sur l’avenir des humains et du monde.

Le premier tome nous permettait aussi de découvrir un monde nouveau, sans pollution, avec la moitié de l’humanité ayant été éliminée par un fléau pire que la peste, néanmoins cette utopie s’est avérée fausse comme toutes les utopies. Et il semblerait que ce fléau ait été dû à la main de l’homme et non fléau naturel comme la population le croit ; cette découverte coûta d’ailleurs la vie à l’épouse du dernier bibliothécaire, elle aussi était membre de la résistance.

Le suspense de ce 2ème livre et l’action, tant qu’il s’agit du sauvetage du jeune « TreeRunner » est bon, mais dès que les personnages de la rébellion se mettent à discuter futur et prophétie, cela part réellement en sucette.
Pourtant je ne suis pas opposée aux discussions philosophiques, ici toutefois c’est exagérément teinté de new age, cela tourne littéralement en rond.

J’aurais presque envie de ne pas poursuivre la lecture de la trilogie, mais je pense que je le regretterais car j’aimerais quand même savoir ce qui se prépare et comment cela se termine.

Et je ne parle même pas des technologies nouvelles imaginées par l’auteur, qui me sont vraiment passées par-dessus la tête.