rebus

Titre français =  le Diable rebat les Cartes

John Rebus est vraiment à la retraite cette fois, mais comme on dit souvent « une fois flic, toujours flic ».  
Après avoir passé une agréable soirée avec sa dame de cœur, Rebus se remémore une enquête qui n’a jamais abouti dans les années 1970 – le meurtre de la mondaine Maria Turquand, une jeune femme qui s’ennuyait dans son mariage avec un banquier, qui avait  de nombreux amants et adorait faire la fête pratiquement tous les soirs.
Elle fut étranglée dans la chambre d’hôtel où elle attendait son amant – le mari fut soupçonné mais il avait un alibi en béton, tous ceux qui étaient au même étage, voire dans la même chambre, furent soupçonnés mais le meurtre ne fut jamais résolu donc personne ne fut arrêté.

Rebus n’arrivant pas à dormir retrouve sa boîte d’archives personnelles sur cette affaire et décide d’enquêter à nouveau, pour son propre compte, histoire d’avoir quelque chose à faire qui l’empêche de penser à sa santé qui n’est pas des meilleures = il crache du sang lorsqu’il tousse, il a un voile sur un poumon, mais refuse d’en parler à Deborah Quant, la légiste dont il est tombé amoureux et qui a décidé de faire en sorte que sa santé s’améliore – elle sait de quoi elle parle, elle est légiste après tout.

Parallèlement, Malcolm Fox revient à Edimbourg. Il a obtenu un poste important – qui aurait en fait dû être attribué à Siobhan Clkarke – mais ayant été blessé en service, on a donné le poste en question à Fox. Il doit revenir à Edimbourg pour enquêter sur un mafieux ukrainien et une forte somme d’argent sale qui a disparu des radars. Les retrouvailles avec Edimbourg ne sont pas les plus chaleureuses, mais lorsque John Rebus entre en scène,  demandant l’aide de son ancienne collègue et de son ancien adversaire pour enquêter sur le « cold case » de Turquand,  la collaboration redémarre.
Avec quelques taquineries entre amis.

De son côté, le jeune truand Darryl Christie s’est fait tabasser devant sa maison – or tout le monde à Edimbourg sait que Christie souhaite devenir le numéro un des nuits d’Edimbourg  (drogue, alcool, filles faciles) à la place de son ancien patron, Big Ger Cafferty, le nemesis de John Rebus.

En cours d’enquête, il apparaît que tous ces cas sont liés d’une manière ou d’une autre et il faudra de nombreux allers et retours entre les divers domiciles et/ou hôpitaux, sans oublier la morgue -  (un ancien flic à qui Rebus a parlé s’est noyé, du moins a été aider à se noyer) -  pour découvrir le pot aux roses. 
Un gros pot aux roses de plusieurs millions.

Quant à Malcolm Fox, il est lui-même indirectement impliqué dans une histoire de dettes de jeu, à cause de sa sœur et ça ne va pas améliorer l’ambiance.

Mon avis = positif, mais … parce que j’ai envie de dire « pourquoi faire simple quand on peut tout compliquer ». Comme je suis une inconditionnelle de l’inspecteur John Rebus, même à la retraite, j’ai beaucoup apprécié le ton très caustique de ce polar.
Il y a la complicité entre Rebus et son ancienne collègue Siobhan Clarke, mais aussi avec Malcolm Fox, qui au début de leur rencontre souhaitait faire tomber Rebus pour corruption.

A présent ils s’entendent presque comme larrons en foire, ce qui est quand même plus sympa.

Donc une lecture que je recommande, mais il faut prendre son temps (et j'avoue me demander ce que l'humour caustique de Rankin peut donner en français =^-^=)