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3ème enquête d’Angela Marchmont

Après les dramatiques événements à noel et après une mauvaise grippe, le médecin d’Angela Marchmont lui conseille un repos prolongé, de préférence au soleil, loin de l’animation de Londres. Il est vrai qu’ayant à deux reprises aidé à mettre des assassins sous les verrous, Mrs. Marchmont est devenue, à son corps défendant, une « célébrité » et les journalistes la harcèlent pour des interviews.
Heureuse d’échapper à tout cela, Angela se réjouit de quelques semaines en Cornouailles et elle a de la chance, le temps est superbe. Elle a l’occasion de faire la connaissance de ses voisines, mais aussi de quelques résidents de l’hôtel de la petite ville où elle se repose. Elle découvre ainsi que son ami l’inspecteur Jameson a envoyé en Cornouailles un collègue, en civil, pour tenter de découvrir un gentleman-cambrioleur célèbre qui serait dans la région.

Le calme hélas ne sera pas de longue durée – voilà que débarque, sans prévenir, Barbara sa filleule, supposée passer les vacances dans la famille d’accueil, puisque le pensionnat est fermé pour l’été.
Comme apparemment toute la maisonnée est atteinte de la scarlatine, il valait mieux pour Barbara de ne pas se rendre chez eux. Après un détour par Londres où elle n’a pas trouvé sa marraine, la voilà en Cornouiailles, au grand déplaisir de Marthe la petite bonne française, car Barbara non seulement est une mêle-tout, et de plus ne respecte rien dans le cottage de vacances. 

Non loin du cottage, il y a une falaise connue comme Poldarrow Point, sur laquelle se trouve une ancienne demeure,  qui n’est plus en très bon état, mais la vieille dame qui l’occupe n’a pas l’argent pour la restauration. De toute façon, elle n’est plus la propriétaire car un aïeul avait déjà dû vendre la maison et la conserver en location faute d’argent. 
Pourtant cet aïeul avait été un fameux contrebandier, mais lorsque les taxes furent moins pénibles pour le public, la contrebande d’alcool et tabac n’eut plus de succès.

En prenant le thé avec la vieille dame et son neveu, Angela et Barbara apprennent qu’en fait un autre ancêtre aurait reçu un collier de diamants, très célèbre = il s’agirait du collier de Marie-Antoinette, celui de « l’affaire du collier ».

Immédiatement Barbara s’impose pour une chasse au trésor – elle examine notamment les rochers sous la falaise afin de découvrir le passage secret de l’aïeul. Angela Marchmont a reçu le journal de l’aïeul de la vieille dame, mais comme par hasard, la seule page intéressante, sur laquelle figure peut-être un indice, a été arrachée.

Entre les suppositions les plus fantaisistes de Barbara et les soupçons qu’elle-même peut avoir à propos de certains résidents de l’hôtel, Angela Marchmont n’a peut-être pas le calme qu’elle souhaite ; lorsqu’elle reçoit une lettre anonyme elle aussi, comme la vieille dame de Poldarrow Point, c’est Marthe la petite bonne française qui est plus astucieuse que tous pour détecter le parfum de la personne qui a écrit ces lettres.

Comment éviter que Barbara n’ait encore plus de problèmes que ceux dans lesquels elle se met, et comment découvrir un collier qui n’existe peut-être que dans les imaginations de tous, sont des questions auxquelles  Mrs. Marchmont  aimerait répondre avant de retourner à Londres. 
Peut-être qu'un coup de fil à l'inspecteur Jameson pourrait aider à résoudre toute cette confusion.

Mpn avis = aurait été très positif s’il n’y avait eu la présence de l’insupportable Barbara, cette adolescente mêle-tout, toujours prête à désobéir, à n’en faire qu’à sa tête et à répondre impertinemment à ce que dit sa marraine.

J’espère qu’elle n’apparaîtra plus dans d’autres enquêtes d’Angela Marchmont car sa présence dans ce polar-ci m’a réellement gâché la lecture à chaque fois qu’elle apparaissait. Je l'ai immédiatement prise en grippe.
Je ne sais si l’auteure Clara Benson a eu à faire à ce genre de sale gamine dans son entourage, mais le portrait est plus vrai que nature.
Quelle enquiquineuse ! j’ai admiré tout au long la patience montrée par Mrs. Marchmont.
En dehors de l’agacement provoqué par Barbara, j’avais une fois encore deviné qui était le gentleman-cambrioleur recherché par tous (je sais j’ai l’air de me vanter, mais je n’y peux rien si je les devine immédiatement en ce moment – je dois avoir l’esprit suspicieux j’imagine =^-^=)
Comme j’étais déjà agacée par le personnage de la filleule, le fait d’avoir deviné qui était qui, m’a aussi un peu gâché le plaisir de la lecture car il a fallu 20 chapitres pour que Mrs. Marchmont fasse le rapport et découvre la personne en question.

Heureusement, cette  lecture permet de découvrir quelques jolis coins de Cornouailles où j’aimerais retourner.

Mes lectures estivales avancent bien grâce à la canicule, il fait tellement chaud que je préfère mon fauteuil et la lecture à partir de midi.

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