marsons

Titre français = le Pensionnat des Innocentes

1ère enquête de l’enquêtrice Kim Stone

En prologue, cinq personnes sont réunies autour d’une tombe qu’ils ont creusée. Un incendie ravage alors Crestwood.
Crestwood était un centre d’accueil soit définitif, soit provisoire – définitif pour ces enfants que leurs parents ne veulent plus, pour des tas de mauvaises raisons ; provisoire, si des personnes bien intentionnées sont prêtes à adopter. Que le centre ait brûlé ne fera pas vraiment taire sa mauvaise réputation auprès de la population du Black Country.

Quelques dix années après cette réunion morbide et l’incendie, l’ancienne assistante à la direction est assassinée dans son bain en étant simplement tenue sous l’eau.
L’inspectrice Kim Stone veut être chargée de l’enquête, malgré un collègue du district d’à côté estimant que le meurtre s’est produit sur « son » territoire. Heureusement, la détective est appuyée par son supérieur, même si celui-ci lui demande tout de même d’être accompagnée d’un assistant plus diplomate, plus doué dans les relations humaines qu’elle.
Peu après, c’est un aide-soignant dans une maison de retraite qui est assassiné lui aussi, d’une manière bien plus brutale que la directrice, non seulement l’assassin lui a laissé une bouteille de whiskey alors qu’il est un ancien alcoolique, dont plus du tout censé boire une goutte d’alcool. Lorsqu’il est déjà bien imbibé, l’assassin l’égorge.
Rapidement  Stone et son équipe découvrent un lien entre les deux personnes, et ce lien est Crestwood.

Un crime maquillé en accident et une mort naturelle ramènent à 3 les survivants des personnes qui géraient Crestwood à trois, l’expert-comptable devenu politicien, le pasteur et un gardien de nuit dont la petite fille est atteinte de dégénerescence musculaires dont il s’occupe seul.

Kim Stone et son sergent Bryant tentent de contacter un professeur d’archéologie, car des fouilles  vont enfin pouvoir être entreprises sur le territoire autour de Crestwood, qui serait un site datant de l’âge de bronze. Pour intimider le professeur, il a d’abord été enlevé, mais pas longtemps, mais surtout son chien a été tué, un mot accroché à son oreille enjoignant le professeur de renoncer à ces fouilles sinon ….

Kim Stone est convaincue que quelque chose de pas net s’est produit à Crestwood avant l’incendie et n’a pas les scrupules de l’archéologue – elle décide de creuser, sans avoir toutes les autorisations nécessaires.
Le légiste de l’équipe ainsi que des légistes spécialisés en archéologie trouvent effectivement des squelettes dans le champ, et selon eux, ces squelettes ne datent réellement pas de l’âge de bronze.
Une double enquête se précise pour l’inspectrice Stone et son équipe.
En cours d’enquête, ils interrogent une ancienne pensionnaire de Crestwood, une jeune femme ayant réussi sa vie mais pourvue d’une jumelle hostile.

Mon avis = positif – deux enquêtes en parallèle, mais toutes deux centrées sur Crestwood.
J’avais découvert le bon coupable, tueur en série, pour les squelettes des jeunes sur le site de Crestwood.
Par contre, je n’ai pas découvert l’assassin dans l’enquête du personnel de Crestbood, qui se produit après un excellent rebondissement.

La détective-inspectrice Kim Stone m’a souvent fait penser à Vera Stanhope dans les thrillers d’Ann Cleeves, non seulement dans ses relations avec son équipe, mais aussi dans sa personnalité même.
Je pense que vu le nombre d’auteur.e.s de romans policiers et thrillers qui existent désormais, il ne sera pas facile d’encore trouver un enquêteur/une enquêtrice qui n’ait pas des traits de caractères déjà rencontrés quelque part. 

Kim Stone est une femme qui a énormément souffert dans son enfance, ce qui ne fait pas d’elle une personne des plus ouvertes aux autres et des plus diplomates. Heureusement elle est fort bien secondée par un assistant, son sergent Bryant, qui lui sait comment parler aux gens.
Stone évidemment n’aime pas du tout la presse, qui le lui rend bien, et son supérieur direct a fort à faire à la défendre auprès de ses supérieurs à lui. Pourtant il est capable de reconnaître ses capacités de détective et c’est grâce à cela qu’elle n’a pas encore été renvoyée.

Le thriller est aussi un ouvrage qui interpelle au niveau des centres d’accueil pour orphelins ou enfants abandonnées et/ou confiés à des familles d’accueil dont certaines, c’est tristement vrai, font cela surtout pour les subsides qui en dépendent.

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Angela Marsons est une auteure britannique qui situe ses romans policiers dans la région du « Black Country », dans les West Midlands – ainsi voici encore une région du Royaume-Uni où  le crime, même s’il ne paie pas, est tout de même bien présent =^-^=

Avant de se lancer dans l’écriture, elle a été garde de sécurité dans un centre commercial ; ses romans ont été refusés pendant de longues années par divers éditeurs. C’est après que trois de ses premiers romans furent acceptés par un éditeur de livres numériques qu’elle a poursuivi l’écriture des enquêtes de Kim Stone. 

un autre avis sur ce roman = lenezdansleslivres

the black country, de nos jours (source de la photo = photothèque google)

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