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Dernière aventure d’Anna (Anton) Kronberg dans la trilogie MORIARTY

Après avoir empoisonné son mari James Moriarty, Anna Kronberg doit désormais fuir car le bras droit de Moriarty est à sa recherche. Sherlock Holmes et le docteur Watson se sont rendus en Suisse, à Meringen plus précisément, et là s’est précipité dans les chutes de Reichenbach avec Moriarty, le poison d’Anna n’ayant pas totalement agi.
Anna Kronberg retourne dans son petit cottage du Sussex, après avoir découvert que son père a été tué par Moriarty et ses sbires. C’est dans le Sussex que Holmes la rejoint, Watson ignorant que son ami n’est pas mort dans les chutes.

Kronberg et Holmes traversent tout le Sussex pour rejoindre Londres – selon le détective-consultant, il est plus facile d’éviter d’être suivi que par chemin de fer. Pourtant il va falloir inventer d’autres subterfuges car le bébé de Moriarty est convoité par la famille de ce dernier ; Anna, en qualité de veuve, a droit à une partie de l’immense fortune du maître criminel, tout le reste étant placé dans un fonds pour l’enfant.
Lorsqu’ils se séparent pour « semer » les poursuivants, ils se retrouvent à Londres, en principe chez Garret O’Hara, mais c’est pour apprendre que cet excellent ami est en prison et sur le point d’être pendu (n’oublions pas que Garret est un excellent voleur, mais même un excellent voleur peut se faire attraper).
Anna Kronberg va utiliser son argent, Mycroft Holmes ses influences, pour sortir l’homme de prison ; vu qu’il est atteint de tuberculose, Anna le fait partir à la campagne en compagne du jeune Barry.

Cela ne résout pas le problème de Sebastian Moran et son acolyte qui sont toujours à leur poursuite.
Et comme par hasard, le bébé a décidé de venir un peu plus tôt au monde que prévu. 

Mon avis = une réellement bonne fin à une histoire fort sombre – d’ailleurs le sous-titre anglais de la série « A dark Victorian crime novel » (un sombre roman de crime en temps victoriens),  exprime très justement le côté sombre de ces histoires.

Comme je l’avais exprimé précédemment, je trouve l’amour impossible qu’Anna éprouve pour Holmes un peu exagéré, ce semblant d’idylle n’ajoute pas grand-chose à l’histoire, mais peut-être l’auteure Annelie Wendeberg l’a-t-elle ajoutée pour « adoucir » la personnalité de Sherlock Holmes et montrer qu’il est capable de sentiment même illogique.

En tout cas le portrait d’Anna Kronberg est réellement intéressant – elle est capable de surmonter sa peur, elle est pleine d’énergie, a toujours une réplique bien sentie à l’égard de Holmes lorsqu’il la contrarie. Surtout, elle n'hésite pas à exprimer ses opinions sur la place des femmes face à des interlocuteurs qui en sont choqués.

J’ai également trouvé intéressant ses questionnements à propos de sa future maternité - on ne naît pas mère, on le devient, a dit Elisabeth Badinter et le personnage de Kronberg illustre parfaitement cette citation.
Tout comme sont toujours bien développées les réflexions sur la place des femmes dans la société, leur manière de devoir se comporter, « rester à leur place » étant la conclusion de ces règles victoriennes.

Restent encore les multiples réflexions sur les horreurs des guerres bactériologiques, avec la rencontre à Berlin du docteur Koch avec qui le dr Anton Kronberg a  étudié. Malgré sa déception d’avoir découvert qu’il a été « trompé » par Anna qui désirait étudier la médecine, il va tout de même donner un coup de pouce à nos amis pour attraper Moran.

Les aventures d’Anna Kronberg se poursuivent en dehors de la trilogie Moriarty, j’espère avoir le plaisir de les découvrir plus tard.

les downs, dans le sussex

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