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6ème enquête de Thomas Andreasson

L’hiver est particulièrement froid à Sandhamn, au point que personne n’ose sortir de chez soi – la tempête de neige faisant rage en ce soir de noel.  Nora Linde fête noel avec ses fils et son ex-mari, ce qui fait très plaisir aux garçons – Thomas Andreasson et son épouse fêtent aussi à leur manière ce noel = leur petit bout de fille fait ses dents et ils ne dorment pas beaucoup. 
C’est le lendemain que l’un de ses collègues lui téléphone pour confirmer qu’ils ont trouvé le corps d’une femme sur la plage ; la malheureuse est morte gelée.
Toutefois, cette mort paraît suspecte et comme dit l’un des collègues = « encore un noel de foutu ! ».

La morte était une journaliste indépendante, correspondante de guerre, connue pour ses sujets particulièrement pointus, elle avait enquêté dans à peu près tous les lieux où des guerres anéantissaient des êtres humains, elle avait réalisé un reportage sur les femmes du moyen-orient, déguisée d’une burqa.
Elle enquêtait également en Suède sur le mouvement raciste « Suède Nouvelle ».

Il y avait peu d’endroits dans le monde où sa vie n’était pas menacée, et pourtant c’est à Sandhamn où elle aimait passer des vacances qu’elle a été tuée. Car après autopsie, il n’y a plus aucun doute sur la mort ; Jeanette Thiels a été empoisonnée par des graines d’une plante peu connue, mais hélas très efficace. 
Comme elle disputait aussi la garde de leur fille Alice à son mari Mickael Thiels, les enquêteurs ont deux pistes à suivre = celle de l’assassinat politique et celle d’un crime beaucoup plus personnel.

Mon avis = meilleur que le polar précédent de Viveca Sten – en effet, je l’avais lu en diagonale tant j’avais trouvé que cela parlait trop de problèmes personnels des enquêteurs, cela prenant le pas sur l’enquête. Et tout y était totalement prévisible.

Ici, on a aussi comme sujets secondaires les vies de Nora Linde – toujours compliquée, mais elle doit aussi affronter des problèmes professionnels ; Thomas Andreasson qui mène parallèlement l’enquête et les nuits blanches pour faire dormir son petit bout de fille ; ainsi que celle d’un jeune collègue, nouveau au sein de l’équipe, qui a connu les difficultés de l’intégration après avoir fui l’Iran lorsqu’il était enfant.
Le mouvement xénophobe est particulièrement mis en évidence dans ce roman, apparemment la Suède connaît les mêmes difficultés sur l’accueil des migrants que le reste de l’Europe. Ce qui fait le jeun de l’extrême-droite.

Heureusement, l’enquête sur la mort de la journaliste est  suffisamment intéressante pour atténuer la longueur des problèmes personnels des protagonistes.
Cette fois j’ai apprécié l’enquête policière et le bouleversement final.
Une bonne lecture de vacances,  sans plus.