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Titre français = Les Détectives du Yorkshire – Rendez-vous avec  le crime

1st book in the DALES DETECTIVE MYSTERIES

Les affaires ne sont pas brillantes pour la D.D.A. – Dales Dating Agency – et Delilah Metcalfe a non seulement des difficultés à joindre les deux bouts, mais risque fort de perdre son agence de rendez-vous si rien de réellement important ne se présente. Elle a reçu un délai de la banque, mais c’est tout juste pour rester à flots. Tout cela grâce à un divorce où elle put se rendre compte que son ex avait littéralement saboté son entreprise.

Samson O’Brien a toujours été le mouton noir de Bruncliffe, il est vrai que son père étant connu pour être l’ivrogne du village après le décès de son épouse, le gamin a dû plus souvent qu’à son tour, batailler pour défendre leur honneur.
A présent, le voilà de retour dans son Yorkshire natal après avoir quitté la Metropolitan Police de Londres, où une enquête par les bœufs-carottes lui pend au nez. Son chef lui a conseillé de faire profil bas pendant quelque temps, aussi Samson a-t-il décidé de retourner à Bruncliffe, où il est évident qu’il n’est pas exactement le bienvenu, surtout au sein de la famille Metcalfe.
Il a décidé de créer à titre temporaire une petite agence de détective privé, qu’il anommé D.D.A. – Dales Detective Agency. Pour couronner le tout, il a loué les bureaux en dessous de ceux de Delilah – cela fait donc deux D.D A. à un étage de distance.

Lorsqu’elle réalise à qui elle a sous-loué les bureaux, Delilah Metcalfe commence par flanquer un bon coup de poing à Samson O’Brien – vous pensez, avec 4 frères aînés, elle a la main ! Hélas, comme les affaires ne sont pas excellentes, elle est obligée d’accepter cette location de six mois, payés à l’avance, montant versé à  la banque, bien contente de voir son compte réapprovisionné.
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les deux vaquent à leurs occupations respectives. En effet, Samson vient d’être engagé par l’épouse du boucher de Bruncliffe, afin de faire la lumière sur la mort de leur fils Richard.
La police a classé l’affaire comme suicide, mais la brave dame n’en croit rien, elle est convaincue que la mort de son fils est un meurtre. O’Brien commence à enquêter, notamment à la résidence pour personnes âgées où désormais réside son père, après que la ferme familiale ait été rachetée à prix très bas par le promoteur local.
Son père est sobre désormais, mais il est évident que le promoteur a abusé du vieil homme lorsqu’il était encore sous l’emprise de la boisson.

Tout le monde semble convaincu que la mort de Richard est un suicide ; lorsque deux autres morts suspectes se produisent, Delilah réalise que les trois personnes mortes faisaient partie de son fichier d’agence matrimoniale et que tous trois avaient participé à des soirées de « speed-dating ».
Si  ces trois jeunes gens étaient inscrits dans son agence, Delilah persuade Samson que c’est de ce côté-là qu’il va falloir chercher le ou la coupable et elle décide de l’aider, même s’il n’y tient pas plus que cela.  Néanmoins, la police locale ne tenant pas à l’aider, il lui faut accepter toute l’aide qu’il puisse trouver.

Mon avis = pas mal du tout, bien que le rythme soit un peu lent au début, mais peu à peu on entre de plain-pied dans l’enquête et le rythme s’accélère. 
J’ai évidemment apprécié le nom des protagonistes principaux = Samson & Delilah – c’est un sympathique clin d’œil aux célèbres amants de la bible. 

Cependant, les personnages secondaires, c'est-à-dire tout le patelin de Bruncliffe, sont sympathiques et réellement hauts en couleurs, quoique personnellement je ne supporterais vraiment pas de vivre dans un endroit où dès que l’on met le pied dehors, le téléphone arabe (the grapevine) informe tous les habitants de ce que vous faites.
Le pub étant le lieu privilégié pour épier et commenter vos faits et gestes.

Dans le Yorkshire, il y avait déjà les enquêtes  d’Alan Banks et son équipe par Peter Robinson,  une fort bonne équipe mais qui n’a pas autant d’humour de celle des Yorkshire Detectives et les mêles-touts qui les entourent.
D’autre part, il y a un gros clin d’œil aussi au célèbre vétérinaire James Herriot, l’auteur de « All creatures great and small », relatant les expériences souvent hilarantes d’un jeune vétérinaire dans le Yorkshire.
Ici, dans Bruncliffe, apparemment, tous les vérérinaires – portant pourtant un patronyme différent – sont surnommés « Herriot » ! j’ai vraiment apprécié le clin d’œil.

Ce « cozy mystery », premier d’une série qui promet d’être amusante (sil elle tient ses promesses), avec des personnages hauts en couleurs et un détective privé obligé de faire profil bas par rapport à son job de Londres, dont on espère apprendre plus dans les prochains romans.

Ce polar de Julia Chapman (pseudonyme de la romancière  Julia Stagg) est une lecture divertissante, un livre de vacances qui se lit très vite. Il a été traduit parce que la maison d’éditions le compare aux enquêtes d’Agatha Raisin dans les Cotswolds.
J’espère que, contrairement à la série « Agatha Raisin », la série de Julia Chapman ne s’essoufflera pas aussi rapidement.

A suivre.