51mQtMLtVlL

Dans la série Josephine Tey enquête (5ème enquête)

Lorsque Josephine Tey hérite de « Red barn cottage » dans le Suffolk, d’une marraine qu’elle ne connut jamais, mais qui était la meilleure amie de sa mère, elle ne réalise pas encore ce qui l’attend = une personne jalouse et haineuse a décidé de lui pourrir l’existence, tout comme elle empoisonna celle d’Hester Larkspur qui s’y était retirée, après le décès de son époux dramaturge, comédien et metteur en scène de théâtre.
Depuis la mort de Walter, Hester semblait réellement se transformer en ermite.
Il y a une clause dans le testament d’Hester, à savoir que Josephine doit s’occuper de donner sa part à une certaine « Lucy Kyte ». 
Les recherches à ce sujet n’aboutissent pas, jusqu’à ce que Josephine découvre le « journal de Lucy ».

Les personnes du village, qui ont connu Hester, confirment que les tout derniers temps de sa vie, elle se retirait encore plus du monde qu’elle ne l’avait déjà fait précédemment – elle était réellement devenue une ermite, sa vue s’était amoindrie et elle semblait aussi perdre la tête, accusant les enfants du garagiste (son seul véritable ami dans le village) d’avoir chapardé des objets de valeur.
Par contre, dans le petit musée consacré à Walter et Hester Lakspur, on parle d’eux avec énormément d’enthousiasme et de gentillesse.

Josephine Tey est bien décidée à découvrir le fond de cette histoire.

Mon avis = une  déception pour moi - j’aime cette série parce qu’elle met en scène une autrice (Josephine Tey) que j’apprécie particulièrement. Je n’ai pas retrouvé l’esprit des précédents dans la série,  (dont celui à Portmeirion), qui eux étaient excellents.

Josephine Tey est touchante dans son amour pour Marta – bien que je soupçonne Nicola Upson de transférer son homosexualité sur Ms. Tey.
Bien sûr cette dernière vécut célibataire toute son existence, mais c’était surtout parce qu’elle tenait à son indépendance.
Licence poétique ou fait avéré, on ne le saura jamais, et puis est-ce si important …
Ce qui compte, c’est la manière de conter une enquête, souvent littéraire.

Ici une fois de plus, Josephine Tey veut faire la lumière sur ce qui est arrivé à une femme qu’elle regrette ne pas avoir connue = sa marraine, une flamboyante comédienne de théâtre.
Bien que je n’aies absolument pas deviné qui était l’assassin-voleur des biens personnels de Ms. Larkspur, le bât blesse quant à l’enquête que mène l’autrice. J’ai trouvé que cela manquait de rythme. Jusqu’à ce que les soupçons de Ms. Tey se confirment - la scène où Josephine confronte le coupable donne des frissons, non pas parce que la vie de l’autrice est en danger, mais en raison de la méchanceté,  de la jalousie haineuse à laquelle elle est soudain confrontée par quelqu’un qu’elle pensait honnête.

Haine et jalousie sont des moteurs puissantS pour  mener au meurtre ou à la torture de quelqu’un, du moins dans  les romans, heureusement dans la réalité, on peut arriver à tourner le dos à ce genre de personne (parfois).

La description des paysages du Suffolk où se trouve le cottage dont hérite Ms. Tey est très agréable à lire, ils donnent envie de prendre sa voiture et sillonner les environs.

Comme d’autres polars de Nicola Upson, celui-ci est basé sur une histoire vraie qui se déroula au 19ème siècle = l’affaire Maria Marten(s) – ou « the Red Barn Murder », tout comme « Two for the sorrow », que je n’ai pas lu.
Les meurtres de la Ferme Rouge (the Red Barn murders) relatent la triste histoire de Maria Martin (ou Martens), abattue par son amant William Corder, dont elle avait eu un enfant – il lui donna rendez-vous à la ferme rouge, avec la promesse de partir pour la ville d’Ipswich afin de l’y épouser. Il poussa la malignité jusqu’à écrire des lettres à la famille de la jeune femme, en son nom, pour affirmer qu’elle était heureuse. 
En fait, il était à Londres avec sa très jeune nouvelle épouse.
Ce serait  à la suite d’un cauchemar de la belle-mère de Maria, où celle-ci disait à sa mère que c’était là qu’elle était, en montrant le sol de la grange, que l’on découvrit le corps de Maria – Corder fut appréhendé et pendu haut et court 

Dans la mise en roman de faits avérés, je trouve que les livres de Kate Summerscale sont meilleurs.

Il ne s’agit pas, cette fois, du pastiche d’un roman de Josephine Tey.

(ceci est le 2ème avis un peu mitigé sur des romans lus récemment, j’espère ne pas entamer une série =^-^=)

RedBarn