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ZYLuzKYt

Non traduit

Il y avait longtemps qu’un essai ne m’avait pas autant fait rire ou glousser pendant ma lecture.

Qui connaît Stephen Fry -  acteur, humoriste, écrivain, homme de théâtre, de radio, télévision, complice en humour d’Hugh Laurie avec qui il partagea une émission télévisée, ainsi que la série télévisée « Jeeves » basée sur les romans de P.G. Wodehouse, dans laquelle il était le formidable Jeeves, butler de Wooster, interprété par Hugh Laurie – bref, qui le connaît sait à quel point l’homme est d’un humour caustique absolument ravageur. Ce ne sont pas là ses seules qualités, il fait également partie du British Humanist Association qui lutte contre toutes les formes de discrimination.

Ici, sans prétention aucune, il nous explique dans la préface et la postface qu’il s’est amusé à jeter un œil « nouveau » sur les multiples mythes grecs, qui sont évidemment de belles histoires et certainement pas à prendre à la lettre = les Grecs n’étaient pas stupides au point de croire à ces histoires que les poètes/aèdes racontaient sur la place publique.
Par contre ce qui était parfois évident, est qu’un mythe donne naissance à un culte, voire à une religion avec tous les problèmes qui en découlaient.

L’auteur explique également que son livre a vu le jour grâce aux érudits qui  le devancèrent pour rapporter au commun des mortels les mythes grecs bien avant lui = Ovide, Hésiode, Edith Hamilton, Thomas Bulfinch, et bien d’autres, notamment Robert Graves considéré comme la référence en la matière (référence qui je vous le dis carrément est d’un ennui éprouvant quand on lit « the Greek Myths » =^-^= -
Celle-ci est une opinion personnelle qui n’engage que moi, après  avoir lu  les 2 tomes de ces mythes-là, le livre de Fry est un antimite - je sais c'est idiot
)

Ce que j’ai apprécié, en dehors du fait que Stephen Fry ne se prend absolument pas au sérieux, est qu’il cite parfois quelques sources « anachroniques » comme Percy Jackson.
L’auteur explique également qu’il a « moissonné » large dans sa recherche des mythes, tout le bassin méditerranéen étant le fondement de la plupart de contes et légendes fondateurs/fondatrices similaires.

Le quotidien britannique « The Guardian » a critiqué, quelque peu malmené le livre de Fry, l’accusant de manquer totalement d’originalité – selon moi ce journaliste n’a pas lu la préface où Stephen Fry se défend totalement d’avoir voulu écrire un ouvrage original,  de référence, mais seulement de s’amuser et si possible amuser les lecteurs.
En tout cas je peux vous certifier que cette lectrice-ci a beaucoup ri. J’ai passé un moment de lecture récréative comme je n’en avais plus eu depuis la série « Percy Jackson » ou « Gods behaving badly » de Marie Phillips.

Tout ce que j’espère du fond du cœur est que le livre sera traduit (s’il l’est) par un traducteur/une traductrice possédant le même sens d’humour caustique de Mr. Fry, sinon ça va être d’une platitude à pleurer.

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