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Adaptation française de Gwen Aduh & Miren Pradier

Mise en scène = Gwen Aduh 

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L’association des Amis du Roman Noir Anglais interpréteront ce soir

 MEURTRE AU MANOIR HAVERSHAM

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avec aujourd’hui les comédiens Benjamin Boutboul, Laure Charthier, Damien De Dobbeleer, Cachou Kirsch, David Leclercq, Thibaut Nève, Simon Paco

Le sujet = un Vaudeville Catastrophe
Au 19ème siècle, alors que l’on vient de fêter les fiançailles de Lord Charles Haversham avec Miss Florence Colleymoore, le malheureux fiancé a été assassiné.
Mais qui a pu tuer ce  homme séduisant promis à un brillant avenir = Florence sa fiancée ? Thomas le frère de sa fiancée ? Elmer le frère de lord Haversham ? Tous s'accusent d'ailleurs l'un l'autre.
Afin de découvrir l’ignoble assassin, Perkins le majordome téléphone à l’inspecteur Carter, un brillant détective du Yard, à la retraite dans la région.

A partir de là, tout part dans tous les sens pour ce vaudeville totalement burlesque (dans le plus pur slapstick comedy) pour le plus grand plaisir du public – c’est du burlesque à la manière des Marx Brothers,  Charlie Chaplin, Laurel & Hardy, Buster Keaton, Pierre Etaix, Jacques Tati – un bel hommage à ces pionniers de l’humour absurde et déjanté, mais aussi un clin d’œil à Conan Doyle puisque l’inspecteur a la pipe et le chapeau de Sherlock, ainsi qu’à Agatha Christie et ses nombreux personnages tous suspects avant le rebondissement final.

Comme indiqué, j’ai assisté à la représentation avec les comédiens mentionnés, car la pièce est tellement « sportive » -  les portes claquent parfois sur le nez d'un personnage, les tableaux ont été accrochés n’importe comment par les accessoiristes (Annie, un peu givrée elle aussi, l’amoureuse de Perkins, avec un accent du midi), bref tout tombe et pas nécessairement à pic (hahaha) -  que les comédiens changent à chaque représentation.
A propos de Perkins, il a des problèmes pour connaître son texte, il a donc ses répliques écrites sur ses manchettes, à l’intérieur de son gilet ou sur un accessoire qu’il transporte.

La troupe de comédiens amateurs est interprétée par ces vrais comédiens du théâtre belge et si le Perkins de la compagnie d’amateurs ne connaît pas son texte, le comédien qui interprète l’interprète (oui je sais c’est compliqué) connaît son rôle à la perfection.

Le titre de la pièce en anglais est THE PLAY THAT GOES WRONG – que l’on pourrait traduire littéralement par « la pièce où tout va de travers » (surtout le décor).

En prologue, le directeur de la troupe d’amateurs qui interprètent la pièce (où tout va de travers) explique pour quelle raison, l’association des amis du roman noir anglais a mis cette pièce en scène.
En fait cela n’explique rien du tout, mais permet à Annie la décoratrice de mettre une dernière touche  au décor – ce sera très final, croyez-moi. 

Nous avons donc ici une formidable mise en abyme, une pièce de théâtre dans une pièce de théâtre et malgré toute mon hilarité, toute mon envie de partager ces moments hilares avec vous, je ne pense pas être suffisamment claire pour tout expliquer.
Si vous passez par Bruxelles, vous aurez jusqu’au 31 décembre 2017 pour la découvrir

La pièce a remporté plusieurs prix (la version originale a obtenu le Laurence Olivier Award) et Gwen Adhu a remporté un Molière (prix théâtral). 

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