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Scénario de George Nolfi, librement adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick

Titre français = l’Agence

Sympathique petit film mélangeant les genres = romanesque, science-fiction avec une légère touche d’uchronie, thriller. Une histoire totalement « vacances ».

En bref = David Norris est un jeune sénateur, étoile montante de la politique new-yorkaise. Elise Sellas est une talentueuse danseuse au sein  d’une compagnie de ballet moderne. Ils sont promis tous deux à un brillant avenir, mais pas ensemble.
Or, après avoir rencontré Elise dans les toilettes (d’homme !) du Waldorf Astoria, David a compris qu’elle était la femme de sa vie.

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Mais l’Agence en a décidé autrement.
L’Agence ou le Destin a pris la vie des humains en main depuis que, à chaque fois qu’ils ont été laissés libres d’agir à leur guise, le monde a sombré dans le chaos = guerres, holocauste, etc.

Malgré tous les bâtons  que l’Agence va mettre dans les rencontres de David et Elise, ils ne les empêcheront pas de se retrouver car David ne veut pas que quelqu’un – qui que ce soit – décide de son destin à lui.
Il va être aidé par Harry, l’homme de l’agence qui est chargé de son destin mais qui ne semble plus très content de ce rôle que les instances supérieures lui font jouer.
Car lorsqu’un humain « désobéit » il est reprogrammé – comme dit David « lobotomisé ».

Jolie métaphore sur ce qui pourrait être un dieu décidant de la vie, du destin,  des humains, en envoyant ses sbires (anges ?) sur terre, avec un plan destiné à changer leurs routes.
Ils ont des passages secrets qui leur permettent de se retrouver partout dans New York afin de changer le cours des choses. Et ils détestent l’imprévu.

J’ai un peu retrouvé du « Blade Runner » dans cette histoire de cet homme qui refuse le destin qui lui est attribué, ainsi qu’à la femme dont il s’est épris.
Par ailleurs, le système des portes en tant que déplacement spacio-temporel m’a rappelé le livre (et le film qui en fut adapté) de Ransom Riggs à propos de « Miss Peregrine », là aussi les portes sont utilisées pour passer d’un lieu, d’un univers à l’autre.

Comme l’a dit un critique cinématographique, le film est aussi une véritable lettre d’amour à la ville de New York – elle vole littéralement la vedette à Matt Damon (David) et Emily Blunt (Elise).
Quoique ces deux acteurs soient très convaincants dans leur rôle respectif. 
Dans le bonus du dvd, l’actrice, qui n’avait jamais dansé auparavant, explique comment elle est « devenue Elise », le rôle lui tenant à cœur, elle a convaincu toute l’équipe par son entraînement intensif de danseuse classique avec l’aide de la troupe de danse. C’est une belle performance.

Dans le rôle de Thompson, celui qui chapeaute tout le monde (ou presque), on retrouve un acteur que j'apprécie énormément depuis toujours =  Terence Stamp qui donne un petit air bien inquiétant à son personnage – John Slattely est Richardson, l’un des lieutenants de Thompson ; Richardson râle parce qu’il dit devoir systématiquement rétablir les bourdes de Harry, celui qui a la charge de David – il est interprété avec sentiment par Anthony Mackie.

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Comme je l’ai dit plus haut, les décors naturels sont la ville de New York et le film m’a presque donné envie d’y retourner. La fin du film se situe au « Top of the Rock », le toit du Rockefeller Center, que j’ai eu le plaisir de visiter et d’où l’on a une vue imprenable sur la ville, de tous les côtés.

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Par ailleurs, j’espère avoir dans ma pal, la nouvelle de Philip K. Dick, car plus je découvre les adaptations de ses écrits, plus j’ai envie de découvrir l’écrivain. 

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