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Titre original japonais = Wagahai wa neko ga suki

Bien sûr, me direz-vous, il n’est pas le seul – ce n’est pas faux, mais peu d’entre nous en parlent avec son talent.

A travers un peu plus de  40 courts chapitres, le romancier japonais Nosaka nous parle des chats et chiens de sa vie, comment il se laissait tenter encore et toujours par les frimousses qui croisaient sa route, malgré les injonctions de son épouse disant qu’ils en avaient déjà suffisamment.
Et malgré les conseils de son épouse, Nosaka les faisait rarement châtrer, ce qui occasionnait certains désagréments d’odeur dans la maison. De plus les maisons japonaises sont construites de manière particulière, des parois glissent entre les différentes pièces de la maison – inutile de dire que les chats ont vite compris comment faire glisser lesdites parois pour se glisser partout où il leur convient, sans le moindre respect vous pensez bien pour la fragilité desdites parois résistant mal aux griffes félines.
Comme si cela avait la moindre importance aux yeux d’un chat … ces humains ont réellement des idées saugrenues.

Le livre n’échappe pas toujours à sa petite dose d’anthropomorphisme, mais très peu – il est surtout un œil tendre et ironique sur les occupants de la maison, occupants à 4 pattes s’entend, car en dehors de croiser l’épouse  du romancier et la fille aînée mariée qui amène son bébé chez ses parents, toute la place est donnée aux animaux et aux souvenirs de l’auteur.

Souvenirs de jeunesse, douloureux puisque liés à la guerre, souvenirs plus effrayés, liés aux tremblements de terre qui ravagent régulièrement le Japon – souvenirs observateurs sur les nouvelles constructions, sur la nouvelle façon de vivre… Observateurs surtout sur la manière dont les animaux se conduisent face à la mort, à leur mort.

C’est souvent amusant à lire, parfois poignant, et en tant que « mèmère à chat », je me suis retrouvée dans quelques réflexions (avec moins de talent bien sûr =^-^=).

L’intérêt du livre est que chaque chapitre est un moment de réflexion totalement indépendant, même si ce sont les mêmes protagonistes et peut donc être abandonné et repris régulièrement, sans que l’on ait besoin de se souvenir de ce qui précède.

J’ai, vous vous en doutez, bien apprécié.

un autre avis sur le livre = critiqueslibres

  les chats de steinlen (source = photothèque google)

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