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Une exposition organisée par l’Association pour le Patrimoine Artistique

Mes photos illustrent la petite chronique, inspirée par la brochure éditée par  l’A.P.A. – elles ne sont pas très nettes malheureusement (flash non autorisé, cela va sans dire) 

Lors de la visite « Etre & Paraître » qui venait en complément de la visite au musée du costume, j’avais eu le plaisir de vous montrer le beau portrait « Henriette au grand chapeau », peut-être l’un des plus connus d’Henri Evenepoel (1872-1899) et qui se trouve en bonne place dans le musée « Fin de Siècle » du musée des Beaux-Arts de Bruxelles.

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L’écrivain néerlandophone Eric Min vient de lui consacrer une biographie et l’Association du Patrimoine Artistique à Bruxelles, en collaboration avec la galerie Eric Gillis, expose une série des peintures de ce peintre mort à 27 ans, de fièvre typhoïde, Il avait déjà fait l’objet d’une grande rétrospective en 1994,  au musée des Beaux-Arts de Bruxelles, celle proposée par l’association porte surtout sur des tableaux dans des collections privées. Un diaporama montre également l’œuvre du peintre.
En dehors de l’édition du livre d’Eric Min, « Een Schilder in Parijs » (un peintre à Paris), une réédition complète avait été faite, à l’occasion de la rétrospective en 1994,  de l’abondante correspondance entre Henri Evenepoel et son père.

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Beaucoup d’œuvres d’Henri Evenepoel sont réparties dans des musées du monde entier (Orsay-Paris, Frankfurt, mais aussi aux USA – Houston, Indianapolis).
Quel plaisir de découvrir (ou redécouvrir) ces œuvres moins exposées, dont notamment celles consacrées aux voyages que fit Evenepoel en Afrique du Nord.
Mais aussi quelques œuvres d’ateliers.

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La correspondance d’Henri Evenepoel à son père Edmond (393 lettres) s’étendent sur la période de l’automne 1892 à l’automne 1899. Elles éclairent parfaitement la vie de ce jeune artiste, mais il faut y ajouter les lettres à son ami Charles Didisheim et celles adressées à sa compagne Louise De Mey. Beaucoup de lettres du père d’Henri ont été détruites.
Ce sont cependant celles rédigées par l’artiste qui permettent de se faire une vraiment bonne idée de ce que fut sa vie, ses difficultés d’artiste.
C’est au cours des années parisiennes qu’Evenepoel passa du statut d’élève à celui d’artiste, grâce à celui qui fut un maître hors normes, Gustave Moreau, dont l’ouverture d’esprit faisait toute la réputation.

Henri Evenepoel était né à Nice, de parents bruxellois, Son père Edmond était un haut fonctionnaire belge,  fort cultivé. Sa mère mourut lorsqu’il avait deux ans.
Henri suivra les cours de dessin de l’académie de St-Josse-ten-Noode (commune de l’agglomération bruxelloise), puis les cours dans les ateliers de deux professeurs de l’académie des beaux-arts de Bruxelles.µ
C’est en 1892 qu’il se rend à Paris et s’installe chez sa cousine Louise De Mey et le mari de celle-ci, elle  sera souvent son modèle. C’est l’une de leurs deux fillettes, Henriette, qui servira aussi de modèle au peintre (je n’ai pu photographier qu'un portrait de Louise, par manque de lumière).

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 henriette, portrait en pied

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Evenepoel aime peindre à l’extérieur ; l’exposition propose d’ailleurs pas mal de ses croquis. Outre les tourments de sa conscience, pour être tombé amoureux de Louise. Un petit garçon naîtra, à qui il donne le prénom de son meilleur ami, Charles, qui est dans le secret depuis longtemps.

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 Trois ans  plus tard, malade, Henri Evenepoel part pour l’Algérie afin de se soigner et y peindra énormément ; la lumière illumine alors ses tableaux.

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De retour à Paris, sa carrière démarre vraiment et le succès répond enfin à l’appel.
Oscar Maus l’invite à participer au salon de la Libre Esthétique en 1900, il est également invité par les organisateurs de la section belge de l’exposition universelle de Paris.
Cela incite Evenepoel à rentrer en Belgique, où il pourra enfin épouser Louise, après que son divorce soit prononcé, et reconnaître le petit Charles. Quelques jours avant ce retour, fin décembre 1899 il meurt à Paris, emporté par la fièvre typhoïde.

dessins, caricature, nature morte

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autoportrait à la sanguine

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