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MIDNIGHT SECRETS – Cassiopeia (Cassie pour les intimes) est l’aînée des sœurs Andrews. Elle est l’auteure des chroniques de Cassiopeia dans un quotidien londonien. Leurs parents  sont égyptologues et voyagent beaucoup.  Comme ses sœurs, elle est affligée d’un don, plutôt une malédiction = elle rêve de gens qui vont mourir ; il n’est jamais temps hélas de les prévenir, lorsqu’elle tente de le faire, la personne en question vient de mourir. Ces rêves prémonitoires lui font un jour rêver de sa cousine Mary, dont elle était très proche, même plus proche que de ses sœurs. Mary, adulte, est partie en Cornouailles pour devenir gouvernante dans le domaine de Mr. Killdaren – l’un des jumeaux du comte, en dispute mortelle avec son frère aîné,  ils sont nés sous le signe du « Dragon’s Curse », une malédiction qui remonte à la nuit des temps où une déesse celtique aurait jeté un sort sur la famille. L’un des frères doit toujours tuer son frère.
Cassie sait par ce rêve qu’il est arrivé malheur à Mary ; ceci est confirmé par la mère de la jeune fille – à cette dernière on a dit qu’une vague avait emporté Mary au cours d’une promenade.  La police du comté refuse de l’aider, l’affaire est classée.
Cassie ne l’entend pas ainsi, dans son rêve Mary lui crie de l’aider. Elle se rendra donc aussi à Killdaren, sous le camouflage d’une jeune femme de chambre cherchant un emploi. Elle est engagée, mais se heurte rapidement à l’hostilité de la gouvernante, Mrs. Frye. Le fils handicapé mental de celle-ci pense que Mary est revenue. L’autre jeune femme de chambre, Bridget, par contre, prend Cassie sous son aile protectrice et bien vite elles deviennent de bonnes amies. Cassie va lui apprendre à lire et à écrire. Mais n’oublie pas son but = savoir ce qui est arrivé à Mary et quel est le rôle du cercle de pierres levées sur la falaise.
Lorsqu’elle se promène dans le domaine la nuit, pour découvrir des indices, elle finit par tomber sur le maître de maison, qui en raison d’un accident, ne supporte pas la lumière du jour et vit surtout la nuit. De là à penser qu’il s’agit d’un vampire, pour Bridget cela ne fait aucun doute.
Quand  Jamie Frye enlève Cassie, tout le monde est convaincu qu’il va la sacrifier aux dieux maléfiques sur l’autel des pierres levées.

DARKEST DREAMS – Andromeda Andrews (Andrie) a décidé que la malédiction de la déesse celtique devait être levée et que les frères Killdaren doivent se réconcilier. Le problème d’Andrie est ce « don » dont elle aussi est affligée = en touchant les personnes qu’elle rencontre, elle devine leurs pensées. La jeune femme s’est résignée à ne pas se marier, qui a envie d’une épouse qui devine tout ce que vous penser tout le temps ! Elle se fait engager auprès de Lord Killdaren, dont la propriété est située à quelque distance du château où vit désormais Cassie. Comme elle a toujours répertorié les objets d’art pour son archéologue de père,  travail digne des meilleurs musées, elle a proposé de répertorier toutes les œuvres d’art dans le château de lord Alexander Killdaren, jumeau de l’autre. Et qui refuse aussi de fréquenter son frère, puisqu’ils sont censés s’éliminer selon la malédiction.

Lorsque  la petite fille aveugle  de Prudence, ancienne maîtresse du père des Killdaren, est en danger et que Cassie le réalise, en rêve, elle peut encore sauver l’enfant de justesse. Il ne fait aucun doute que l’on tente de l’éliminer car elle connaît l’assassin.
J’avais deviné le complice de celui-ci, mais pas le principal coupable qui fut une vraie surprise.

SILKEN SHADOWS – Gemini est  la plus jeune des sœurs Andrews, celle qui semble la plus frivole, toujours préoccupée de mode. Cet intérêt pour les frivolités cache en fait la malédiction qui frappe la jeune fille, comme les « dons » de ses sœurs. Elle « voit » les fantômes. Elle cache ce secret depuis l’enfance. Elle vit pour le moment chez Cassie et Stuart Killdaren ; elle a vécu une expérience traumatisante qui a permis d’arrêter les meurtriers de Mary et d’autres jeunes femmes, horriblement assassinées par Jack Pole, surnommé désormais « the Ripper ». Lorsque de nouveaux crimes aussi atroces sont commis, Gemini est convaincue que le fantôme de l’assassin s’est réincarné dans un homme du village. Comme elle « voit » les fantômes, elle convainc ses sœurs qu’elle peut aider à sauver d’autres jeunes femmes en tentant de rechercher le fantôme.
Accessoirement, ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle est  amoureuse du capitaine Black, le capitaine du bateau d’Alexander Killdaren. Un homme qui a aussi un lourd secret, désormais séparé de sa famille. Il est « accompagné » des fantômes de deux de ses anciens compagnons d’armes, qui savent que Gemini les voit et qui ont décidé de l’adopter. Cela va provoquer quelques confusions chez le séduisant capitaine, qui lutte contre les sentiments que lui inspire cette ravissante jeune femme qui le poursuit sans vergogne.
La mignonne Gemini pourra-t-elle sauver d’autres vies et rétablir l’honneur de son beau capitaine ?

Reconnaissons le = si je n’avais pas reçu le premier tome de la trilogie gratuitement, et si je n’avais pas eu le plaisir de recevoir les autres tout aussi gratuitement, cela ne me serait pas venu à l’idée de lire ces trois romans que l’on présente comme des « romans gothiques ».
La romancière raffole de  ce genre littéraire et a donc  décidé de lui rendre hommage, mais il s’agit quand même d’une écriture totalement contemporaine d’un genre que j’apprécie énormément, mais on est loin ici de la classe  des sœurs Brontë, de Wilkie Collins, Elizabeth Gaskell, ou Elizabeth Braddon, Bram Stoker, Ann Radcliffe.
De plus, toujours dans la promotion des romans, on parlait de légendes celtiques, évidemment cela ne pouvait que m’appâter.

Trois romans d’environ 300 pages, qui auraient pu se réduire à un seul roman en trois longs chapitres, ou en trois « novellas » (courts romans) parce que si le sujet et la trame ne sont pas trop mal amenés – notamment l’idée que Jack the Ripper aurait fui en Cornouailles pour échapper à la justice et perpétrer d’autres  horreurs là bas – il faut bien dire que les fantasmes érotiques de l’auteure,  via ses héroïnes,  a de quoi surprendre.
Chacune des sœurs tombe amoureuse dans le « chapitre » qui lui est consacré, l’histoire est toutefois gâchée par les tourments érotiques des donzelles.
Se contenter de les aborder, mais en se focalisant sur les intrigues,  sur les drames qui se déroulent en Cornouailles, aurait été bien plus intelligent et aurait fortement réduit le nombre de pages (quand même 900 au total, si on ne feuillette pas rapidement les passages inutiles).

Je ne considère toutefois pas avoir (trop)  perdu mon temps, je me suis divertie (ce dont j'ai beaucoup besoin en ce moment) , j’ai bien rigolé/gloussé et passé très rapidement les pages « hot » , c’est la raison pour laquelle je sais que chaque histoire aurait pu se réduire de moitié.
Ne croyez pas que je sois prude mais je trouve le style « Cecil St-Laurent » très dépassé.

Cela fut donc lu très rapidement, parce que je voulais tout de même connaître le fin mot de ces histoires de secrets de famille, de drames liés aux légendes celtiques (on est dans le grand n’importe quoi, croyez-moi) – on n’est pas loin des harlequinades, même si actuellement on n’ose plus trop accoler  le nom de cette collection aux romans.

En tout cas, en un temps où en Belgique et en France, certains  (bons) romanciers ne trouvent plus d’éditeurs, les auteur(e)s américains ne semblent pas souffrir de ce problème, on édite tout et n’importe quoi.