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Sans titre 1

(chronique  adaptée des explications de la guide/historienne d’art sarah cordier – les photos illustrant le billet sont les miennes, mais leur qualité n’est pas toujours très bonne, les flashes étant interdits – ce qui est bien normal) 

La toute première vitrine propose deux robes, l’une des années 20, les fameuses années folles qui suivirent la terrible grande guerre, où tant de jeunes gens perdirent la vie. Les femmes s’émancipèrent à cette époque, se coupant les cheveux « à la garçonne » et les robes suivirent le mouvement = finis les corsets enserrant la taille au point de les déformer (déjà au 19ème siècle, la mère d’Oscar Wilde milita pour les supprimer – ndlr)
La taille disparaît, la poitrine également, les robes raccourcissent, laissant même apercevoir les genoux dans certains cas – on danse le charleston, on s’éclate.

Après cette période d’excentricité, les années 1930 vont opérer un retour arrière et  hélas mettre fin, en partie, à cette tendance de la mode, les femmes doivent redevenir élégantes et sobres. Heureusement, le corset ne revient pas mais un nouvel accessoire de lingerie apparaît = la gaine – bien nécessaire pour gommer des hanches ou un petit ventre rond. La poitrine doit aussi être remise en valeur.
Il faut que les femmes soient à nouveau  « bien » habillées, avec sobriété – les robes rallongent, les cheveux également pour être coiffés en chignon.
D’ailleurs, certains hommes ne vont-ils pas jusqu’à affirmer que la crise des années 30 est la faute des femmes qui se sont émancipées au point de travailler, alors que leur place est dans leur foyer !

Sans titre 3

La coupe en biais – diagonale – utilisée pour la première fois par Madeleine Vionnet -  parce que disait-elle = elle est plus facile, plus souple.
Cette coupe en biais fait en sorte que la jupe, automatiquement, est en godets.
Le musée a demandé, à l’occasion de l’exposition, au jeune créateur belge Nicolas Woit de créer une robe en biais – cette robe en soie est l’un des clous de l’exposition, mais le créateur confirme que cette manière de couper les tissus occasionnent beaucoup de perte de tissu.
Pour cette coupe en biais, en opposition au droit-fil, les tissus vont être simplifiés, sans motifs, car la coupe en biais rend les raccords beaucoup trop difficiles. 

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bibis & accessoirese indispensables
(une "vraie" dame ne sort pas sans gants et sans chapeau)

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Sans titre 4

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Puisque les tissus se simplifient, des détails comme les boutons ou les tirettes, vont devenir des détails de mode. Pour les robes des petites filles = smock et cols claudine.

Sans titre 2 

Même si les codes de la mode (chez les grands bourgeois et l’aristocratie) changent un peu, on se change tout de même au moins 3 fois par jour = matin, robe simple – après-midi, un peu plus gaie – et le soir, sophistiquée = on est la « vitrine » de la réussite du mari.
Les « garden parties » sont très à la mode, de même que les sports.
Il n'y a toutefois pas encore une mode pour les jeunes (ce concept date des années 1960 - ndlr) - les jeunes filles sont, hélas pour elles, habillées comme leurs mères.

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une robe du soir, création Chanel (nacrée, sur fond de tulle)

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robes de mariées

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La robe la plus précieuse, la plus délicate de toute l’exposition = une création de Madeleine Vionnet – celle qui supprima le corset qui engonçait les femmes – contrairement à la légende qui veut que ce soit Paul Poiret qui les supprima ; il semblerait qu’il s'en soit approprié l'idée .

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Alors que la couleur noire avait été bannie de la mode après la première guerre mondiale, par le biais du cinéma, alors en noir et blanc, le noir redevient à la mode.

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dessous chics

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