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joli café-théâtre, situé dans une cave du 17ème siècle, rue de la Samaritaine, à deux pas de la place du sablon et tout près du célèbre quartier des Marolles, où vivaient les vrais brusseleirs (les Bruxellois) - certains vrais brusseleirs y vivent encore, mais ils sont de moins en moins nombreux et le quartier - qui s'étend jusqu'à la place du jeu de balles et son célèbre marché aux puces - est peu à peu récupéré par les "bobos" - rue Blaes et rue Haute sont désormais des endroits recherchés pour les amateurs de vieilles maisons à retaper.

A quelques pas du théâtre se trouve un "resto du coeur", dont Huguette, la directrice du théâtre fait la promotion à chaque représentation théâtrale ou musicale, cette femme au grand coeur  a repris les lieux en 1985. On y organise, en dehors du théâtre, des mercredis musicaux consacrés au jazz, où se produisent des jeunes musiciens bruxellois et belges. La Samaritaine  n'ouvre que les jours de spectacle, de 19 h à la fin des festivités. On y trouve des bières (belges of course), des thés et cocktails "fabrication maison", et d'autres boissons classiques. Il y a des petits grignotages pour accompagner les boissons, mais après le spectacle il est aussi possible de se lécher les doigts après avoir savouré des ailes de poulet "préparation maison" également.  Le site du théâtre ici.

Vous l'avez peut-être déjà lu sur mon blog, je suis tombée irrémédiablement amoureuse de la pièce de théâtre "Sur un Lit de fougères", cette pièce pleine de tendresse et d'humour, écrite par Margarete Jennes, une très belle récupération des contes et légendes, où les forêts se souviennent d'un temps où elles n'étaient pas effrayantes, où les fontaines se plaignent des saules pleureurs, où la pierre philosophale s'en va philosophant, où les monstres sont tristes qu'on les trouve monstrueux et où les duchesses se perdent en chemin et s'endorment sur un lit de fougères, derrière un rideau de lierre, pendant que leur miroir parlant (évidemment !) les cherche parce qu'un duché sans duchesse, ça ne fonctionne pas bien.
Tout cela interprété par un seul comédien, belge, caméléon de la voix et de l'attitude, Eric Drabs.

Sans titre 1 

2013 021

2013 019

les Marolles commencent au pied du palais de justice

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j'en profite pour partager cette belle fresque murale  - la fresque raconte en très résumé, l'histoire des Marolles et de son folklore. Ainsi que quelques Bruxellois célèbres, comme le grand Jojo, Annie Cordy et Toots Tielemans. Mais aussi Charlier Jambe de bois, héros des combats de septembre 1830 (révolution belge). Sans oublier le peintre du peuple, Pieter Breughel peignant son tableau "les jeux d'enfants".

Sans titre 2

2013 030

andré vésale, né à bruxelles, médecin considéré comme
le père de l'anatomie moderne dont les travaux permirent
de corriger des notions erronées bloquant l'évolution scientifique -
à ses côtés = le prolo, habitant des Marolles

VESALE

 la maricolle - religieuse faisant partie d'une congrégation dévouée à la vierge marie
et qui s'implanta dans le quartier au 17ème siècle
on pense que c'est que c'est ce nom qui donna le nom au quartier des Marolles
au départ, elles s'occupaient des jeunes filles pauvres, mais peu à peu
s'intéressèrent aux prostituées qu'elles tentaient d'aider à sortir de cet état avilissant

2013 031

 la vendeuse de caricoles,
incontournable dans les Marolles, 
les caricoles sont le nom bruxellois donné aux bigorneaux,
ils sont cuits dans un bouillon de céléris et poivre

caricoles

 le serment des arbalétriers à l'église notre-dame du sablon

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le puits de la samaritaine

Sans titre 3

2013 027