DICKSON é

Qui est Harry Dickson ?  Surnommé le SHERLOCK HOLMES américain

un détective privé, né aux Etats-Unis, mais ayant fait ses études en Angleterre.  Il vit à Londres, à Baker Street ( pas au 221b) – en guise de « docteur Watson », il a un jeune assistant-élève, Tom Will.
Il collabore régulièrement avec Scotland Yard qui fait appel à lui dans les cas les plus désespérés, et  le superintendent Goodfield du Yard est souvent dérouté ….

Il fut surnommé le Sherlock Holmes américain parce qu’il copiait l’original d’Arthur Conan Doyle – ses aventures virent le jour en Allemagne, carrément sous le titre « Detective Sherlock Holmes une seine weltberühmten Abenteuer » - seules les 10 premières enquêtes parurent sous ce titre bien qu’il y ait 230 enquêtes au total, étalées de 1901 à 1911.
Néanmoins les éditeurs allemands eurent quelques craintes concernant les droits du nom et changèrent le titre en « The Secret Files of the King of Detectives ».
Cependant, le nom du personnage (Sherlock Holmes) était conservé dans le corps du texte.

En 1927, l’éditeur flamant-néerlandais « Roman-boek en Kunsthandel » lança l’édition en langue néerlandaise de ces enquêtes, cette fois sous le titre « Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain ».  Il n’est pas impossible que le nom fût inspiré par un certain Harry Taxon (travaillant aux éditions allemandes ci-dessus).
Ou par le héros d’un certain A. Galopin « Allan Dickson, le roi des détectives australiens ».

En 1928, l’éditeur Janssens demanda à l’auteur belge Jean Ray de traduire en langue française  les nouvelles publiées en néerlandais.
Jean  Ray, excellent romancier, se lassa rapidement de la médiocrité de ces premiers écrits, édités en « dime & pulp ».
S’inspirant de ce qui avait été écrit auparavant, il commença à rédiger  de nouvelles enquêtes d’Harry Dickson sous son nom.
178 enquêtes verront le jour sous sa plume.
Les enquêtes de Dickson par Jean Ray sont fortement teintées de fantastique et même d’horreur, mais les monstres sont des êtres (in)humains.
Dickson a aussi ses nemesis comme S.H. = un scientifique fou, une dangereuse créature  et belle jeune femme, à la tête de la « bande de l’araignée » et dont les relations avec Dickson sont de haine  et d’amour ! Il y a aussi un vengeur masqué, opérant sous le nom de « Cric Croc »n et quelques autres joyeux drilles comme un ennemi assoiffé de sang,.

Les enquêtes d’Harry Dickson furent très populaires dans les années 1950-60, publiées par les éditions Marabout.
Comme le style a quelque peu vieilli, on ne les a pas rééditées à mon grand regret.
Je trouve que c’est fort dommage car elles valent le détour  par leur genre supernaturel et pourtant bien terre à terre  lorsque Dickson dévoile le pot aux roses.

quelques anciennes couvertures

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L’un de mes copines a eu la chance de découvrir une réédition par un quotidien bruxellois dans le courant de 2009, elle m'a donc prêté ces 4 enquêtes.
Hélas elle ne trouva que 4 des aventures du séduisant personnage, opérant exactement comme Sherlock Holmes, à qui il ressemble physiquement (longiligne, mince, fumant la pipe) et utilisant les mêmes méthodes de déduction. 

Cric-Croc, le mort en habit = au théâtre dirigé par Holdon,   des jeunes femmes disparaissent à chaque fois après les 2 premiers actes. D’autre part, une très grosse somme de bank notes de la banque d’Angleterre ont aussi disparu. Pour Mr Earl, ceci est un outrage personnel ! il n’est pas pour rien l’ami du ministre des Finances. Et qui est ce Cric Croc qui signe « le mort en habit » et décide de faire justice lui-même ? Voilà donc Dickson et Wills sur deux enquêtes en même temps, à moins qu’il ne s’agisse de la même.

Le Cabinet du Docteur Selles = pourquoi les voisins du docteur Selles ont-ils aussi peur de son immeuble ? pourquoi le consultent-ils pour de ridicules petites douleurs ? qui est le mort du Clifton Hotel ? Cette fenêtre carrée dans un immeuble où elles sont toutes rondes, que chache-t-elle ? peu d’indices, sauf une ombrelle e »tombée du ciel » ! même un détective aussi brillant qu’Harry Dickson s’y perd. Heureusement pas pour longtemps.

La rue de la Tête-Perdue = dans une paisible petite ville du centre de l’Angleterre les dames Slowby et Wood ont disparu sans laisser de traces alors qu’elles préparaient des conitures, après avoir reçu un mystérieux visiteur pour qui elles ont sorti le service de Limoges !!!! Un pharmacien étrange et les trois sœurs Jason sont les personnages les plus curieux de cette aventure  où les sciences occultes jouent un certain rôle. 

Le singulier Monsieur Hingle = trente crimes inexpliqués en moins de trois semaines bouleversent sir Austin, le chef de la police de Londres. La presse en fait ses choux gras et quelques mises à pied sont à prévoir. Le surintendant Goodfield est bien content qu’Harry Dickson s’en mêle car un prince arabe tenant absolument à faire sa connaissance espère qu’il se chargera de l’enquête. Ce sera pénible pour le détective et son élève, qui seront drogués et malmenés par la bande de malfaiteurs.

Mon avis sur ces enquêtes = comme je l’ai dit plus haut, le style est quelque peu désuet, mais les histoires fonctionnent bien, sont passionnantes et comme je suis bon public, j’ai marché à tous les coups au surnaturel qui enveloppe ces histoires, dont la fin est nettement plus prosaïque que ce que le récit laissait imaginer. 

Réellement dommage que toutes les enquêtes ne soient plus disponibles car ce sont de courts romans (novellas), qui se lisent très vite étant donné que l’on a envie de savoir de quoi il en retourne réellement.

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