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Hound_of_baskervilles

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Téléfilm de la BBC, version 1983, d’après le roman éponyme d’Arthur Conan Doyle

Alors qu’il se réfugie dans la véranda/jardin d’hiver attenant à Baskerville Hall, Sir Charles Baskerville meurt d’une crise cardiaque après avoir entendu l’horrible hurlement du « chien de l’enfer », ce chien qui hante les landes autour de Baskerville Hall et qui apparaît, selon la légende, à chaque nouveau propriétaire du domaine. Tous les héritiers ont disparu sauf un, le jeune Henry Baskerville qui vient d’arriver à Londres afin de régler cette histoire d’héritage et ensuite retourner aux USA.

Le docteur Mortimer, ami du dernier lord Baskerville, est venu accueillir le jeune homme qui n’a pas du tout l’intention de se rendre dans le Devon, jusqu’à ce qu’une lettre anonyme et un attentat à sa vie lui donnent envie d’aller voir ce qui se passe.

Ian_RichardsonLe brave docteur est venu chez Sherlock Holmes et son ami John Watson afin de leur raconter l’histoire de la légende des Baskervilles, depuis la monstrueuse attitude de Sir Hugo, le débauché. Holmes qui ne croit guère au surnaturel prétend avoir trop de travail à Londres et envoie Watson avec Mortimer et Baskerville dans le Devon. Dans le pub local, le docteur rencontre l’inspecteur Lestrade, arrivé là  pour rechercher un évadé de la prison de Dartmoor. Lestrade est persuadé qu’Holmes est venu pour lui couper l’herbe sous les pieds, ce qui amuse beaucoup Watson qui lui confirme qu’il est seul.

En se promenant sur la lande, le docteur Watson fait la connaissance de Jack Stapleton, un excentrique chasseur de papillons ; il invite Baskerville et Watson à dîner, qui font ainsi connaissance avec la sœur de Stapleton, la ravissante Beryl qui n’arrête pas de dire à Sir Henry qu’il doit quitter les lieux, que le danger le menace. Le problème est que le bel Henry est tombé amoureux de la jeune fille et n’a plus du tout l’intention de s’en aller.

Le docteur Watson rencontre aussi Lyons, un peintre sans succès, ivrogne du village, qui bat son épouse, surtout depuis qu’il a appris par lettre anonyme qu’elle avait une aventure avec Sir Charles. Watson ne pourra empêcher le meurtre de Laura Lyons, une nuit où son mari cuve son vin.

Lestrade, évidemment, arrête le mari !

chien_des_baskerville_83_02_gEntretemps, Sherlock Holmes, qui adore les déguisements, se fait reconnaître par son ami, ce qui vexe fort celui-ci, mais beaucoup d’indices indiquent que le danger se rapproche de  Sir Henry, d’autant plus que le malheureux évadé Selden, portant les vieux vêtements de Sir Henry a été tué par le monstrueux chien de la lande. Pour Holmes, il n’y a rien de mystérieux ni de surnaturel dans cette histoire ; pour lui il s’agit d’un crime minutieusement préparé, par un esprit rusé, calculateur et sans scrupules.

On va me prendre pour une obsédée, et  ce n’est pas faux, « The Hound of the Baskervilles » est mon histoire préférée dans la série des Sherlock Holmes. Il n’existe pas moins de 26 versions cinématographiques ou télévisées de cette histoire passionnante de vengeance, amour et haine avec un soupçon de fantastique, du moins en apparence.

220px_Francis_UrquhartLe Sherlock Holmes de cette version-ci est interprété par Ian Richardson, le même acteur qui interprète Sir Joseph Bell, l’homme qui inspira Sherlock Holmes à son élève Arthur Conan Doyle, dans la série télévisée « The Dark Beginnings of Sherlock Holmes » (voir le billet de Cécile à ce propos).

C’est à la suite de ses recherches pour interpréter Sherlock Holmes que Ian Richardson prit connaissance de la personnalité de Joseph Bell, aussi fut-il enchanté d’être sollicité afin d’interpréter le rôle du docteur Bell dans la série en 1999. Le Holmes de Ian Richardson est moins sarcastique que celui de Basil Rathbone, plus humoristique, moins distant dans son interprétation que l’acteur américain (qui reste l’un de mes Holmes préférés) ; j’ai toutefois réellement apprécié son jeu sympathique et ironique.

donald_churchillLe docteur Watson, dans cette version-ci du « Chien », est joué par Donald Churchill, un acteur que l’on a pu voir, jeune, dans le film « Victim » de Basil Dearden.  Certaines personnes prétendent que Donald Churchill transforme « Watson » en bouffon, de la même manière que le fit Nigel Bruce. Je m’insurge contre cette critique car son Watson est sobre, ne bredouille pas, et évidemment se trompe dans toutes ses déductions ce qui amuse beaucoup son associé et ami.

220px_MarcusBrodyLe docteur Mortimer est joué avec sensibilité par Denholm Elliot et le jeune Henry Baskerville est interprété par Martin Shaw, acteur de la BBC que j’apprécie particulièrement dans le rôle du superintendant Adam Dalgliesh.

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s_aec04___cm____nicholas_clay___1___99Nicholas Clay est Jack Stapleton ; il fut notamment le Lancelot du film de John Boorman « Excalibur ». Sa sœur est jouée par la séduisante Glynis Barber.

image_4_335231Le couple Lyons est interprété par d’autres acteurs très connus à la télévision britannique = Brian Blessed est le peintre ivrogne – ce comédien a été vu dans « Blackadder » et « I, Claudius ».

Son épouse Laura est jouée par Connie Booth, ex-Mrs. John Cleese, et connue pour son rôle dans « Fawlty Towers ».

Eleanor_20BronLes Barrymore, mari et femme, sont interprétés respectivement par Edward Judd et Eleanor Bron, que les amateurs des FabFour reconnaîtront comme étant une des interprètes de « Help », mais qui est également une comédienne de théâtre et de télévision.

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aubrey04Lestrade est joué par Ronald Lacey, qui en fait une interprétation drôle et savoureuse, même si on le voit peu dans le téléfilm.

Pour un film qui a la réputation d’avoir eu un budget très réduit, les costumes et décors sont fort beaux ; les extérieurs ont été filmés dans le Devon, à Knightshayes Court, à Bolham et Tiverton. L’ambiance mystérieuse et inquiétante de la lande est accentué par le brouillard, ce qui n’est pas sans rappeler la version des Hammer Studios de cette même histoire.

Il me faut toutefois signaler un défaut, que je considère comme quasi majeur à cette histoire = l’odieux Hugo est également interprété par Nicholas Clay ;  même au spectateur le moins observateur cela se remarque malgré la moustache, la barbichette, les cheveux longs et la brume. Lorsqu’on est un tant soit peu familiarisée avec l’histoire du « Chien », cela dévoile l’intrigue policière. Il eût mieux valu utiliser un autre comédien pour interpréter l’odieux Hugo.

En dehors de quelques très mineures différences, cette version est très proche du roman original d’Arthur Conan Doyle.

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