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Titre français = idem

Scénario de Michael Robert Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg, sur une histoire de Lionel Wigram

D’après les personnages imaginés par Arthur Conan Doyle

Sherlock Holmes et John Watson aident le lieutenant de police Lestrade à coincer Lord Blackwood, un personnage qui se veut démoniaque, qui a déjà tué plusieurs fois, qui trempe dans la magie noire. Il est pris grâce à nos amis et sera pendu bientôt, mais juste avant de mourir il défie tout le monde en disant qu’il reviendra (non, ce n’et pas Terminator, c’est un autre film !).

Après la pendaison, John Watson prépare ses futures fiançailles officielles avec la jolie Mary ; ce futur départ du 221b Baker Street rend Sherlock Holmes  assez jaloux, cependant le docteur Watson ne changera guère d’avis.

Et pourtant, ces fiançailles officielles risquent bien d’être reportées pendant quelque temps car Blackwood est revenu d’entre les morts, comme il l’avait promis. Londres va commencer à vivre dans la peur et le chaos suscité par cette peur. La police demande l’aide de Holmes une fois encore ; bien que le docteur Watson n’ait guère envie de reporter son départ de Baker Street, Sherlock Holmes parvient à lui faire comprendre qu’il y a de son honneur de médecin = après tout, n’a-t-il pas déclaré l’homme comme mort après la pendaison ?

Watson n’avait pas vraiment besoin de cet argument pour être convaincu, car il ne cache pas qu’ aider celui qui est devenu un ami à capturer les méchants lui plaît beaucoup et alimente ses petits « carnets » dans lesquels il note toutes leurs aventures.

Des aventures ils vont en vivre, ça c’est indéniable, surtout qu’a resurgi dans le paysage la très belle Irene Adler pour laquelle Holmes nourrissait un tendre sentiment.

19126697_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090623_105133Il paraît que les puristes du canon holmésien ont poussé des cris d’horreur à cette ré-interprétation de leur « cher »(Lock) Holmes ; il est vrai que lorsqu’on est rigide, on ne s’adapte pas facilement, d’autant plus que Robert Downey Jr offre une interprétation réellement amusante et savoureuse du personnage, lui conférant un petit air de « sale gamin » qui donne bien du fil à retordre à John Watson,  interprété de manière tout aussi sympathique par Jude Law qui parvient même à ressembler aux photos d’Arthur Conon Doyle jeune (bravo à la maquilleuse donc).

Par ailleurs, il est nettement plus proche du « Watson » des livres que l’image un peu « bouffonne » que le cinéma lui a réservé jusqu’à ce jour, et où il n’était qu’un faire-valoir rigolo face à un Holmes imbu  de son génie.

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19155593_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090818_052215Dans le rôle du très méchant et sombre Lord Blackwood, on trouve Mark Strong, qui est tout aussi excellent en mégalomaniaque aux sombres desseins.

19145074_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20090727_102125J’ai eu grand plaisir à retrouver le personnage d’Irene Adler, la seule femme ayant jamais tenu tête à Holmes (et ça c’est aussi dans le canon holmésien) ; elle est interprétée avec humour (et beauté) par Rachel McAdams.

19214719_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20091218_055401L’autre bel élément du film, Mary Morstan la future Mrs. Watson, est jouée par la jolie Kelly Reilly, dont les apparitions à l’écran ne sont pas nombreuses et c’est bien dommage. En tout cas, elle n’est guère impressionnée par Holmes – ce qui le vexe tout de même un peu !

Lestrade est interprété par Eddie Marsan et fait – comme dans les livres – l’objet des remarques sarcastiques de Holmes. Mrs. Hudson, la propriétaire de la maison où Holmes loue l’appartement est jouée par Geraldine James. Par ailleurs on trouve encore l’acteur James Fox dans le rôle du grand maître des  Quatre Ordres.

Costumes et décors sont formidables, réellement j’ai adoré cette reconstitution du Londres de la fin du 19ème siècle – tout est filmé en demi-teintes, avec la couleur sepia dominante, afin de donner un caractère ancien à l’ensemble de cette histoire – fort sombre – de pouvoir satanique. Bravo au directeur de la photographie, Philippe Rousselot.

Bien que Holmes ait sa pipe, celle-ci n’a pas la forme qu’on lui attribue généralement et au lieu de son habituel couvre-chef – il a parfois une casquette de docker ou un petit chapeau des plus sympathiques. Il est habillé de manière assez bohème et n’est vraiment pas soigneux de sa personne.

Et c’est vrai, il ne prononce pas une seule fois « Elémentaire mon cher Watson » (so what ?). Pour ceux qui veulent réellement retrouver le « vrai » Sherlock Holmes, qu’ils relisent les livres après tout.

Le scénariste a bien plus respecté le canon holmésien qu’on se l’imagine, à commencer par l’état de l’appartement = Sherlock Holmes n’avait aucun ordre, aucun soin, laissait tout traîner – et plus particulièrement ses seringues de morphine (la fameuse solution à 7 %).

Le film est plein d’humour et de complicité entre les deux principaux personnages et l’on s’amuse beaucoup à cette aventure peut être hors du « canon » mais pleine d’action et de rebondissements.

La réception au niveau de la critique cinématographique n’a peut-être pas été des plus positives, cependant le film est second après « Avatar » dans les sondages.

Pour la petite histoire, le décor de la maison où habitent Holmes & Watson était celui de « Harry Potter & the order of the Phoenix ».

18996995_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20081013_102111Après la fin du tournage, le réalisateur Guy Ritchie a envisagé un possible n°2 – pourquoi pas ?

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