Paget_holmes

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J’ai été frappée,  lors du générique du sympathique film « Pyramid of Fear » - une aventure où Sherlock Holmes et John Watson, adolescents, se rencontrent au collège et résolvent leur première enquête ensemble – par la phrase spécifiant que les auteurs du film étaient conscients de ne pas s’être attachés au « canon holmésien » …

Du coup, curiosité titillée comme toujours, j’ai commencé – en digne élève du Maître – à mener ma petite enquête personnelle afin de savoir à quoi pouvait bien correspondre ce canon.

250px_Conan_doyleIl ne s’agit nullement comme certains pourraient se l’imaginer d’une arme de guerre, mais au contraire l’ensemble des aventures de Sherlock Holmes telles qu’elles ont été écrites par Arthur Conan Doyle, soit 4 romans et 56 nouvelles.

Entretemps, nombreux sont les romanciers et romancières ayant eu envie d’écrire des pastiches ou des hommages au grand détective ; ces romans-pastiches utilisent les divers personnages  tels que Conan Doyle les créa. Même Maurice Leblanc a pastiché le personnage dans « Arsène Lupin contre Herlock Sholmes » (que personnellement je n’avais pas apprécié du tout).

En fait, pour correspondre au « canon holmésien » il faut absolument utiliser les codes d’écriture du roman policier à la manière de Conan Doyle.

En ce qui concerne les adaptations cinématographiques, quelques-unes furent situées au début de la seconde guerre mondiale, et le personnage sera utilisé par les Américains comme un outil de propagande anti-nazie.

Je ne pense pas que cela aurait beaucoup plu à Arthur Conan Doyle, l’écrivain estimant que seule l’époque victorienne correspondait à son personnage.

A côté des œuvres-hommages et pastiches correspondant au « canon », il existe désormais une série  de romans qui s’écartent un peu trop du « canon » pour pouvoir y figurer ; ce sont alors les personnages secondaires des romans qui ont pris le devant de la scène, comme dans les livres de Carole Nelson Douglas qui met Irene Adler en vedette principale ; ou les livres de Laurie King, dans lesquels Holmes fait la connaissance de Mary Russell, dont il fait son apprentie. Il y a aussi l’introduction de Holmes dans le domaine du fantastique, avec un roman  de Fabrice Bourland ou dans les romans de Mark Frost.

Elémentaire, mes chers Watson’s.