194930Documentaire très intéressant et plein d’humour sur la vie et le remarquable trajet professionnel de l’un des plus grands maîtres des effets techniques de l’histoire du cinéma.

Raconté sur un ton amusé par Leonard Nimoy, l’inoubliable Spock aux oreilles pointues.

Avec des interviews de ceux qu’il inspirera : George Lucas, Dennis Muren, Henry Selick. Sans oublier son ami d’enfance et de toujours, l’écrivain de science-fiction Ray Bradbury, qui lui remettra d’ailleurs très ému l’oscar pour l’ensemble de sa carrière.

Ainsi que le producteur Charles H. Schneer.

On apprend ainsi que le jeune Raymond – Ray – Harryhausen aimait bien fabriquer des petits personnages qui lui permettaient d’inventer des histoires.

Soutenu par ses deux parents, il squattera dans un premier temps le garage, ensuite son père lui construira une cabane-atelier ; celui-ci, e ingénieur, fabriquait les « supports » métalliques de ses personnages, c’est lui qui leur donnait les rouages et articulations nécessaires afin de rendre l’effet exact des mouvements.

Quant à sa maman, c’est elle qui coudra les costumes des personnages des « contes de ma mère l’oie » qu’Harryhausen décidera de filmer.

Au départ, la passion fut celle des dinosaures – comme je le comprends !

Et tout cela sera déclenché par un film : le très célèbre « King Kong », il fut littéralement subjugué par le gorille géant, qui décida de sa carrière.

Passage chez « OB » alias Willie O’Brien, l’inventeur des effets spéciaux, auteur de « King Kong », qui lui conseillera de passer par une académie d’art afin de dessiner ses idées avant de les réaliser en 3-D. C’est là qu’il rencontrera le mordu de science-fiction qu’était Ray Bradbury, c’est là qu’ils scelleront une amitié qui dure encore.

displayimageDes « Voyages de Sinbad » à « Jason & the Argonauts », en passant par son premier gorille « Mighty Joe Young », Ray Harryhausen a enchanté le monde du cinéma par sa passion et la création de ses personnages fantastiques, comme le Kraken, Méduse, Pégase du « Clash of the Titans », Talos dans « Jason & the Argonauts ». Sans oublier le film préhistorique avec la sculpturale Raquel Welsh, dont il créa un mini-modèle afin qu’elle puisse être emportée par un ptérodactyle.

A propos de « Talos », Ray Harryhausen confirme avoir toujours eu une immense admiration pour l’idée du Colosse de Rhodes et que son grand regret fut de ne jamais avoir pu le voir ! c’est en pensant à cela qu’il imagina Talos et sa manière de le mettre en scène dans « Jason… »

Mais il a aussi régalé son public avec une histoire de soucoupes volantes qui détruisent Washington, une bête venant du fond des mers s’attaquant au pont de San Francisco, etc.

Comme il le dit avec beaucoup d’humour : « je crois que je suis l’homme qui a détruit le plus de grandes villes en ce monde », faisant allusion à Washington, San Francisco, Paris, où il a situé les aventures de ses chers dinos.

C’est en 1955 qu’il rencontre Charles H. Schneer, avec qui il collaborera pendant plus de 25 ans. Douze des quinze films signés Harryhausen seront produits par Schneer.

J’ai beaucoup apprécié une phrase hommage de Tom Hanks dans le documentaire : « certaines personnes disent que ce sont Casablanca ou Citizen Kane qui sont les meilleurs films de tous les temps ; personnellement, je considère que c’est « Jason & les Argonautes ».

1954__1954_jason_et_les_argonautes_jason_and_the_argonauts__armedessquelettesbj1Même si je ne partage pas complètement l’avis de Tom Hanks, qui était surtout un sympathique discours à une cérémonie officielle, je me régale à chaque fois que je vois un film dans lequel on retrouve les effets spéciaux d’un homme à l’imagination aussi remarquable que son talent artistique.

Car que l’on ne s’y trompe pas, Ray Harryhausen est un véritable artiste : il a toujours conçu ses réalisations des illustrations jusqu’au story-board ; son talent est toujours allé au-delà de la simple animation de ses sujets. Il les intégrait dans les décors, s’occupait de l’interaction avec les séquences réelles.

Il sculptait ses modèles réels à l’échelle, s’occupait du réglage des lumières et du montage des séquences.

C’est dans la trilogie « Sinbad » que l’on considère que Ray Harryhausen a donné le meilleur de lui-même. La couleur fait désormais partie intégrante du cinéma, ce qui améliore encore la qualité du travail d’Harryhausen. Il va aussi pour l’occasion la collaboration du compositeur attitré d’Alfred Hitchcock, à savoir Bernard Hermann.

Pour « Jurassic Park » il fut consultant à titre honorifique.

Dans « Monsters & Co », le restaurant où dînent Bob et Célia s’intitule « Harryhausen ».

Non seulement il faut découvrir ou revoir les films comportant les effets spéciaux de ce grand maître du cinéma, mais il est aussi très intéressant de découvrir son parcours par ce documentaire.

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