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Produit par Charles H. Schneer et Ray Harryhausen

Alors qu’il navigue sur les sept mers, Sinbad entre en possession d’une partie d’un talisman en or. Bien que son second lui dise de s’en débarrasser car il est convaincu que cela leur portera malheur, Sinbad conserve l’objet et fait des rêves dans lesquels apparaîssent systématiquement un homme noir et une ravissante créature dont la main comporte un œil tatoué.

Le bateau arrive à Marabia où l’homme en noir, répondant au nom de Koura, tente de le tuer, mais le marin est aidé par les hommes du grand vizir. Celui-ci porte un masque car il a été défiguré par un incendie provoqué par Koura. L’amulette est une partie d’un puzzle menant à la « Fontaine du destin ».

Sinbad accepte d’accompagne le vizir afin de découvrir cette fontaine qui apportera le pouvoir et une richesse infinie à celui qui jettera le talisman complètement reconstitué.

Au passage il reçoit la très belle esclave Margiana en cadeau. La voilà donc une femme libre désormais, mais son cœur bien sûr ne l’est déjà plus : que ne ferait-elle pour les beaux yeux de Sinbad.

Celui qui lui a offert Margiana est un marchand de Marabia, qui en plus de la jolie fille lui propose 400 pièces d’or pour emmener son paresseux de fils à bord du bateau et en faire un vrai marin !

Leurs aventures ne seront pas sans péril, car Koura a des dons de magie noire capables de donner la vie à la figure de proue de leur navire, afin de voler le plan du voyage ; il va également donner vie à la statue de Kali et ainsi s’allier les gardiens de la statue. Sans oublier que ces gardiens sont des adorateurs d’un centaure mangeur d’humains.

17399__01157602_Un magnifique combat du bien contre le mal, personnifiés par un griffon et le centaure se déroule sous leurs yeux, hélas le bien perd un instant, mais Sinbad évidemment prend la relève.

En principe, c’est à lui que la fontaine du destin offre le pouvoir et les richesses, mais vous connaissez Sinbad : pour lui, il n’y a pas plus beau trésor que la liberté… et au moins, en n’étant pas roi il peut épouser qui il veut. Il donne donc, comme convenu, la couronne au vizir.

Ce n’est désormais plus un secret pour ceux qui me font le plaisir de me lire, j’adore Ray Harryhausen et ses effets spéciaux.

Il sera d’ailleurs également le producteur des autres Sinbad, dont j’aurai sans doute encore le plaisir de parler ici. Le centaure notammant sera réutilisé dans une autre production de « Sinbad » ; quand on sait que le « personnage » est tout petit, c’est formidable ce que l’on en voit à l’écran. Brrrrrrrrrrrr pas joli à voir le bonhomme-cheval. Mais, personnellement, ma scène préférée est la lutte contre Kâli et ses six bras, tous munis d’une épée, alors que le beau marin n’a que ses deux bras et une seule épée. Mais l’union fait la force et c’est le jeune Haroun qui aura le dernier mot dans cette bataille, prouvant qu’il est capable d’ingéniosité et de devenir un vrai marin.

17399__gold_sinbad_dIci encore je n’ai pas été déçue : une figure de proue qui s’anime, une statue de Kâli qui devient « vivante », un centaure et un griffon engagés dans une lutte à mort, etc.

Qui m’ont tous donné l’impression d’être de meilleurs acteurs que ceux engagés dans les rôles « humains » (qui a dit que j’étais « mauvaise langue » ?)

17399__sinbadmedallionJohn Phillip Law est certes un séduisant marin, mais son talent (réel dans d’autres productions) est ici peu employé.

Cet acteur (décédé en 2008, à 70 ans), beau et grand, devint surtout acteur dans des films d’action,  westerns, science fiction, guerre et plus particulièrement en Italie. Il fut l’un des nombreux « Tarzan » post-Weissmuller, mais moi je me souviens plus particulièrement de lui dans le drame anti-raciste « Hurry Sundown » d’Otto Preminger aux côtés de Jane Fonda et Michael Caine, entre autres.

17399__jar_433981_355x240_eLa ravissante Caroline Munro – Margiana -  est surtout présente pour sa plastique car du côté du jeu d’actrice, c’est un peu limite tout de même. Il est vrai que cette très belle jeune femme était, au départ, un top model engagé par « Vogue » à l’âge de 17 ans. Outre ce boulot de cover-girl, elle fit de la figuration dans « Casino Royale » (version loufoque de 1967). Plus tard elle apparut aux côtés de Vincent Price dans « The Abominable Dr Phibes » et poursuivit ainsi une carrière dans des productions de la Hammer.

Douglas Wilmer interprète le Grand Vizir de Marabia, masqué tout au long du film (qui me fait penser que le masque de Vortigern dans « The Last Legion » a trouvé son origine quelque part …).

17399__jar_365199_330x240_eLe grand « méchant » de l’histoire, le magicien Koura est interprété par Tom Baker, acteur britannique qui fut notamment le « quatrième » Dr Who. Rôle qu’il obtint suite à sa performance dans « Sinbad » (voir le site d’Eirian pour de très intéressantes infos sur  série « Dr Who ».)

En principe, le rôle de Koura aurait dû être interprété par Christopher Lee (snif snif).

Son homme de main, Achmed, est interprété par Takis Emmanuel.

Martin Shaw qui joue « Rachid » est connu à la télé dans le personnage du juge « John Deed ». Il est aussi « l’inspecteur Dalgliesh » dans la série de P.D. James.

En plus d’être acteur (surtout connu à la télé), Martin Shaw est un comédien de théâtre.

17399__gold_sinbad_harounGregoire Aslan est le père d’Haroun, trop heureux de se débarrasser de son fils, joué ici par Kurt Christian.

Aslan, aussi connu sous le nom de « Coco Aslan » a surtout joué les « seconds » couteaux dans de nombreux films, après avoir été l’un des musiciens dans l’orchestre de Ray Ventura.

Robert Shaw, comédien anglais, prête sa voix à l’oracle, et croyez-moi, c’est impressionnant ! Il fut notamment Henry VIII dans « A man for all seasons ».

Au départ, certaines scènes du film devaient être tournées dans l’Alhambra de Grenade mais les autorités exigèrent une telle somme pour la location des lieux que le réalisateur préféra un palais à Palma de Majorca.

Le film est surtout à voir pour les effets spéciaux, le scénario étant tout de même très stéréotypé, mais il y a pas mal d’humour  et on ne tremble pas vraiment devant les méchants.

Un très agréable moment de détente. Un film pour les vacances.

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